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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Luc 9

2022-C-Lc 9, 28b-36-samedi de la 18e semaine ORDINAIRE- transfiguration et certitude mystique

Un voile se déchire, une voix traverse leur nuit, traverse la nuée. La lumière noire de la connaissance de Jésus des disciples se change en lumière du midi. Les ombres de leur questionnement disparaissent. Ils voient la bonté du Seigneur sur la terre des vivants (Ps 27,13).

Nous pouvons devant cette scène sur la montagne, exprimer ce que nous en comprenons. Cela risque de n’être que pur bavardage pour essayer de convaincre les autres de nos convictions.

2022-C-Lc 9, 28-36-mercredi de la 18e semaine ORDINAIRE- cananéenne-ta foi est grande

Dans toute vie, il se produit une situation, un événement qui oriente autrement notre manière de penser, de vivre. Ce peut être une visite, un séjour dans un monastère, une tragédie, une maladie, la mort d’un proche. Le philosophe François Julien nomme cela dé-coïncidence. Cet événement nous décolle de ce qui nous colle à la peau, de notre manière de penser. Il change nos habitudes de vie. En régime chrétien, on nomme cela une conversion.

2022-C-Lc 9, 11-17- fête du Corps et du Sang du Christ- Dieu a faim de nous

Un mot ce matin, souviens-toi. Cette Fête-Dieu comme on l’appelait autrefois, cette fête du corps et du sang du Christ, est le sacrement de la mémoire. Nous insistons beaucoup sur ce qu’a fait Jésus, nous oublions ce qui se passe dans ce qu’a fait Jésus.

Ce qui se passe est déraisonnable. L’abaissement de Jésus est déraisonnable. Personne ne lui ravira sa dernière place (Charles de Foucauld). Devant cet abaissement, nous avons une «petite foi». Nous comprenons sans comprendre.

2022-C-Lc 9, 28b-36- dimanche de la 2e semaine du CARÊME- il est bon d'être ici.

Tous les jours nous vivons ou pouvons vivre des moments de transfiguration. Quand nous prenons un enfant nouveau-né dans nos bras, nous sommes transfigurés de joie, d’émerveillement. Quand nous recevons la visite d’un membre de nos familles, nous sommes transfigurés de joie. L’amour de deux jeunes amoureux produit des scènes d’illumination.

2021-B-Lc 9, 43b-45-samedi de la 25e semaine ORDINAIRE- vers un nous toujours plus grand

Un mot est au centre de l’Évangile, mot que les premiers chrétiens ont placé au centre de leur foi : pour nous. Pour nous Jésus annonce l’arrivée d’un « nous » toujours plus grand, d’une société “en couleurs”, enrichie par la diversité et les relations interculturelles[1] qu’il appelle son Royaume. Pour nous, il nous laisse le meilleur de sa musique humanitaire (Bruno Mori) qui l’a conduit à une fin de vie atroce (Cf. Ph 2, 7). Pour nous, il se montre à ses disciples sur la route d’Emmaüs et il se fait nourriture (Cf. Jn 6, 56).

2021-B-Lc 9, 1-6- mercredi de la 25e semaine ORDINAIRE-principe de précaution

Le poète Rainer Maria Rilke écrit que sa production littéraire provient de l’admiration la plus immédiate de la vie, d’un étonnement quotidien, inépuisable devant elle. Il reprenait à sa façon l’intuition de Socrate pour qui l’étonnement est à la base de toute vie si l’on veut qu’elle ne soit pas blasée.

Il me semble que les rédacteurs des évangiles partageaient la même vision. L’étonnement est à la base de leur effort à rapporter des faits et gestes accomplis par Jésus. Nous venons d’entendre l’histoire de l’étonnement des disciples envoyés sans aucun outil médical, guérir sur la route. Cela a tellement étonné les évangélistes qu’ils en ont parlé dans leurs écrits.

2020-A- Lc 9, 57-62 -mercredi 26e semaine ordinaire- où se tient Jésus ?

La question que je me pose en préparant cette réflexion est très actuelle. Où Jésus se rencontre-t-il ? Où le trouve-t-on ? Jésus marche dans sa Galilée lorsque quelqu’un lui offre de faire route avec lui. Puis un autre. Et un autre. C’est là qu’il rencontre les gens. Jésus accepte d'être dérangé alors qu’il est fort occupé à faire la promotion de son grand projet de fraternité et de solidarité. Jésus ne dit pas : tu viendras demain à telle heure, je suis occupé.

2020-A- Lc 9, 43-45 -samedi 25e semaine ordinaire-travailler l'oreille

J’aime beaucoup l’expression «travailler l’oreille». Les musiciens l’utilisent souvent pour identifier avec exactitude une note parmi une kyrielle de notes. Ils ont une oreille fine, dit-on. Pas seulement eux. Certaines personnes à l’écoute d’un bruit de moteur peuvent en préciser le problème. Pensons à l’oreille du chien deux fois plus efficace que la nôtre et qui perçoit jusqu’aux ultrasons. Les chauves-souris voient avec leurs oreilles. Elles émettent un signal sous forme d’ultrasons et écoutent leurs échos pour se déplacer.

2020-A-Lc 9 1-6- mercredi 25e semaine ordinaire- nouvelle normalité: ne rien emporter

En lisant ce passage de Luc, me vient en mémoire la figure de Charles de Foucault dont l’Église vient de reconnaître la sainteté. Il a enseigné l’apostolat du rien, ne s’est pas assis sur un illustre siège d’enseignement. Il n’a pas prêché, surtout pas sermonné les Touaregs. Il a vécu avec le strict nécessaire dans sa terre d’adoption à Tamanrasset. Frère universel du rien, il a suivi à la lettre la recommandation de Jésus à ses apôtres : n’emportez rien pour la route (Mt 10, 9-10). Dit autrement : ne soyez que des petits frères, de «petits rien du tout».

2019-C- Lc 9, 1-6 -mercredi 25e semaine ordinaire- une grand-mère à préserver

La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie, mais tout le contraire : car, en réalité, ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu’ils n’ont pas […] Ils ont ainsi moins de besoins insatisfaits et sont moins fatigués et moins tourmentés.

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