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Textes récents

2024-B-Jn 6, 16-21 -samedi de la 2e semaine de Pâques- petit colibri

De toute évidence, la journée de travail de Jésus est terminée. Ils s’embarquèrent pour aller se reposer un peu. Ce qui devait être un simple retour à la tranquillité se transforme en cauchemar. Il m’arrivait souvent d’entendre des gens me rapporter que dans leur rêve, ils courraient sans avancer, qu’ils n’allaient nulle part, faisaient du surplace, s’épuisaient sans résultat. Belle image de ce que nous vivons comme croyants présentement.

2024-B-Jn 21,1-14- vendredi de l'octave de Pâques- sur nos rivages

J’attire votre attention sur un petit détail. Pierre avait pris l’initiative de retourner à son ancien métier. De nuit, comme il en avait l’habitude, il jette les filets. Et voilà qu’ils demeurent vides. Il ne prend rien.

Quel signifiant message que ce petit détail ! Pierre prend l’initiative d’appeler ses compagnons de retourner à leur ancien métier. Ce retour laisse percevoir un grand vide en eux. Ils avaient connu Jésus, avaient tout quitté pour le suivre. Ils étaient pleins d’enthousiasme, pleins d’espérance et maintenant tout s’écroule.

2024-B-Jn 20, 19-31- dimanche 2e semaine de Pâques- qui touche qui ?

Après avoir entendu la lecture de notre évangile, une question surgit en moi. Qui touche qui ? On parle beaucoup de Thomas. Il nous ressemble avec nos questions. Notre culture nourrit en nous un besoin de voir pour croire. Devant l’empressement de ses amis à lui rapporter, nous avons vu le Seigneur, Thomas doute parce que cela résonne en lui comme pure folie. Comment recevoir la nouvelle que Jésus est vivant ?

2024-B- Mc 16, 9-15- samedi de l'octave de Pâques- effondrement

On demande un jour à James Bound quel est son passe-temps favori ? Il donne cette réponse étonnante : résurrection. Il ne voulait pas vivre, étouffer, enfermer dans sa prison dorée. Pour nous dire cela, la liturgie parle de gloire, d’exaltation, de relèvement, d’éveil. Notre passe-temps, nous éveiller à la vie. Nous pouvons bien célébrer Pâques, mais en gardant en nous les ténèbres de la nuit (homélie vigile pascale).

2024-B-Jn 20, 1-9- dimanche de Pâques- vivons-nous en mode Pâques ?

Ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler(Is 52,13). Ce que nous célébrons – il est vraiment ressuscité - n’est pas un fait historique observable. Personne n’en fut témoin. Nous célébrons une confession de foi, c’est-à-dire une manière de voir ce que nous vivons, de comprendre ce qui nous arrive. Croire ouvre les yeux. Croire nous fait voir autrement.

2024-B-Jn 13, 1-15 réflexion pour le jeudi saint

On ne peut pas célébrer cette soirée eucharistique sans être bouleversé. Ce soir ce n’est pas nous qui sommes attablés autour d’une table. Ce qui me bouleverse, c’est Quelqu’un se met à genoux devant moi pour me soutenir, m’éviter de tomber. Si ce quelqu’un se tenait debout et moi à genoux, il m’écraserait

2024-B-Jn 11, 45-57 -samedi de la 5e semaine CARÊME- on cherche Jésus

Nous venons d’entendre le récit du chemin du ciel. La grande leçon que Jésus nous offre à contempler durant ces prochains jours est son humanité. Tellement humain dans son geste plein d’amitié pour Marthe et Marie qui précède notre lecture que Jésus se voit condamner par un pouvoir quasiment dictatorial sur lui.

2024-B-Jn 12, 20-33. dimanche de la 5e semaine CARÊME: ouvre les yeux et regarde

Nous voulons voir Jésus. C’est aussi notre demande. Les pèlerins sur la route de Compostelle chantent : Je veux voir Dieu, le voir de mes yeux, Joie sans fin des bienheureux, je veux voir Dieu.

L'Évangile est rempli de gens qui veulent voir Dieu. Des gens simples, des foules, des savants, des chefs de synagogues, des mages, Nicodème, Syméon, Zachée, Marie-Madeleine qui ne voit d’abord qu’un jardinier avant de courir annoncer la nouvelle

2024-B-Jn 7, 40-53-samedi de la 4e semaine CARÊME- ouvrir ce qui est fermé

Ce matin, je me laisse impressionner par cette déclaration des soldats. Jamais personne n’a parlé de la sorte. Ne restons pas sourds à leur réaction. Ces mots disent qui est Jésus. Ce sont des mots contemplatifs d’une autre vie qui ne se voit pas. Des mots qui donnent envie de croire les soldats. Ces mots en apparence inoffensifs sont tellement descriptifs de l’expérience des soldats au contact de Jésus qu’ils font bondir les savants docteurs qui s’empressent de discréditer des moins « savants » qu’eux.

2024-B-Lc 18, 9-14- samedi de la 3e semaine CARÊME- prier, c'est descendre.

Évitons d’abord la classifier entre bonne ou mauvaise la prière de nos deux priants. Dépassons tout jugement sur la qualité de la prière de deux personnalités très différentes. N’arrêtons pas nos regards sur leur position en avant ou à l’arrière du temple. Privilégier l’attitude d’humilité du publicain risque d’atténuer notre empathie envers le pharisien et de nous détourner, comme l’écrivait Simone Weil parlant du carême, de cette loi fondamentale de toute vie : la descente en soi-même.

2024-B-Jn 2 13- dimanche 3e semaine CARÊME- tuer l'humain est sacrilège.

Ce geste prophétique de chasser les vendeurs du Temple montre la place centrale de la Croix dans la vie de Jésus. Ce n’est pas un hasard si la seconde action publique de Jésus après celle des noces de Cana dans l’Évangile de Jean est de chasser les marchands du Temple. L’essentiel de la bonne nouvelle est de nous libérer nos comportements sacrilèges. Pour comprendre la dureté de ce geste, demandons-nous comment nous réagissons quand quelqu’un brise un tabernacle, s’empare des hosties consacrées ? Est-ce que nous sommes en colère quand un homme, une femme, un enfant est tué. Nous sommes le temple de Dieu.

2024-B-Lc 15, 1-3.11-32- samedi de la 2e semaine CARÊME- belle surprise

Aimer, c’est avoir en réserve pour l’autre de bonnes surprises. Il me semble que cela résume cette parabole de Luc qui nous fait dépasser le trop bien connu Dieu (Joseph Moingt). Jésus nous dévoile le Dieu de sa foi, le Dieu qu’il rencontre dans ses moments de prière. C’est un Dieu surprenant. Étonnant. Un Dieu bon thérapeute des cœurs blessés. Jésus scandalise ses contemporains quand il dénomme ce Dieu comme son Père.

2024-B-Mt 5, 43-48 - samedi de la 1re semaine CARÊME- faîtes-en l'essai

L’abbé Pierre écrit dans son testament que nous venons sur terre pour apprendre à aimer. Il ajoute que Sartre écrivait : L'enfer, c'est les autres. Je suis intimement convaincu du contraire. L'enfer c'est soi-même coupé des autres. Malgré les vives oppositions qu’il rencontre, Jésus exprime à ses opposants qu’il ne veut pas se couper des ceux qui étouffent sa vie.

2024-B-Mc 1 12,15-dimanche 1iere semaine CARÊME- tenter de faire le bien

L’abbé Pierre a écrit dans son testament : nous venons sur terre pour apprendre à aimer. Il ajoute l’enfer, c’est se couper des autres. Nous n’en finissons pas de nous couper des autres. Jésus a fait le choix de la liberté en refusant le chemin du pouvoir, de la suffisance et de l’orgueil. Il refuse la tentation de se refermer sur lui, de vivre d’une façon mondaine dans l’illusion qu’il est tout-puissant, autosuffisant. Il refuse la tentation d’être le centre du monde, de paraître autre que ce qu’il est. Jésus est humain et c’est humain de ne pas mal agir.

2024-B-Lc 5, 27-32- samedi des CENDRES- descendre

Ce temps est souvent considéré comme une montée vers Pâques. Si c’était une descente, cette loi du mouvement descendant, écrivait Simone Weil, que Dieu nous offre à vivre durant cette quarantaine. Une descente vers la résurrection. Toute transformation commence par-soi-même. En soi-même. L’avenir sera différent si nous rendons le présent différent (Peter Maurin). L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous faisons aujourd’hui. Nous ne pouvons avancer que s’il y a du « dedans », une profondeur en nous qui donne sens à notre quotidien.