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Luc 18

2015-B-Lc 18, 9-14- samedi 3e semaine carême- pharisien-publicain ou se laisser décomposer :

Parmi les cinq caricatures de la vie religieuse, le pape François identifiait une prière sans rencontre. Dès les premières lignes de La joie de l'Évangile, il exhorte chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui (EG, no.3).

2014-A-Lc 18, 1-8- samedi 32e semaine ordinaire-le don de la prière

Une page bien encourageante pour vous qui portez au Dieu Très-haut toutes les intentions et demandes qu'on vous adresse. Ici, c'est une veuve implorante qui demande justice pour elle-même. Ailleurs, chez Luc, c'est un homme suppliant son ami déjà au lit de lui procurer, dans un geste de compassion, trois pains pour quelqu'un qui arrive de voyage (Lc 11, 5-9). Justice et compassion, les deux facettes de la prière chez Luc qui nous décrit ainsi un Dieu de justice et de miséricorde.

2014-A-Lc 18, 9-14 samedi 3e semaine carême- pharisien et publicain en prière-

Cette parabole ne prend pas position en faveur du publicain perçu comme un voleur - songeons à Lévi . Elle ne dit pas non plus que les actes du pharisien sont mauvais, sans valeurs. Autant l'un et l'autre sont aveuglés par ce qu'ils sont. L'un s'auto-regarde. Il était «allumé» par ses bonnes oeuvres. L'autre s'auto-flagelle. Il était «déboulonné» par sa réputation de voleur. L'un ne voit que ses réussites. L'autre ne voit que ses manœuvres de collecteur d'impôt. Les deux ont des regards fermés, repliés, ratatinés sur eux-mêmes.

2012-B-Lc 18, 35-43-Lundi 33e semaine ordinsitre -la porte de la confiance

Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner. Il est facile d'appliquer à Jésus ces mots de Jean de la Bruyère tant, il me semble, que cela était sa réalité quotidienne. Oui, quel plaisir, pouvons-nous soupçonner qu'il y avait dans les yeux de Jésus, redonnant la vue à cet aveugle ! Quelle joie aussi de saisir comment Jésus discernait de la lumière dans ceux qui ne voyaient pas la lumière !

2012-B-Lc 18, 9-14- Samedi 3e semaine carême - l'intériorité évangélique

Deux hommes montèrent au Temple. Le Temple, c'est notre fond intérieur où habite le Dieu trine. Ce qui est beau en nous, ce qui est grandiose en nous, c'est qu'au tréfonds de nous, Dieu y a fait sa demeure. Son être nous habite. Mieux, nous sommes l'être de Dieu. Deux hommes montèrent au temple, entrèrent dans ces vastes étendues de leur espace intérieur pour prier. Ils prirent la Voie royale qui mène à la rencontre de Dieu qui est celle du cœur.

2010-C-Lc 18, 35-43-Lundi 33e semaine ordinaire- mendiant aie pitié de moi que je vois

Nous savons bien que le Christ est venu illuminer ceux qui sont assis dans les ténèbres (Lc 1,79). Mais devant le geste que Jésus vient de poser- à moins de nous habituer à entendre cette Parole «vois» - nous demeurons stupéfaits, sans paroles. Jésus nous fait admirer quelque chose qui dépasse tout entendement humain. Il s'agit d'une merveille étrange, impossible à traduire dans nos mots humains sans en trahir le mystère. Je ne voyais pas, maintenait je vois (Jn 9, 24). Le paradoxe, c'est que ceux qui voient - peut-être sommes-nous de ceux-là ! - ne voient pas ce qui vient de se passer.

2010-C-Lc 18, 9-14 -Dimanche 30e semaine odinaire - ne soyons pas des «pharisiens-publicains»

Vous avez sans doute observé que les deux hommes croyants de la parabole priaient dans le même temple, mais ne priaient pas devant le même Dieu. L'un, arrogant, voulait recevoir l'admiration de Dieu, son «amen» à sa manière de vivre. Il étalait devant Dieu sa suffisance, son contentement de lui-même - je ne suis ni voleur, ni adultère-, son mépris de ceux qui ne vivaient pas comme lui. Il est sorti du temple comme il y était entré: rempli de lui-même. Sa prière n'a rien changé à sa vie simplement parce que, et je cite Benoît XVI, son moi n'était pas intégré à un Moi plus grand. Dieu était plus petit que lui.

2009-B-Lc 18, 35-43 Lundi 33e semaine ordinaire- que veux-tu que je fasse ?

Pierre ouvre sa 1ière lettre en affirmant : Quand nous manquons de connaissance, de ténacité, d’amitié fraternelle, nous sommes des aveugles qui tâtonnent (2 Pi1, 9). Il ajoute nous savons cela mais il est bon de nous le rappeler. Il est bon de nous rappeler que nous marchons à tâtons quand notre foi vacille. Bartimée il y a peu de temps et aujourd’hui ce mendiant de long de la route, nous confirment que c’est lorsque nous voyons Jésus, lorsque nous voyons le figuier fleurir dans nos hivers, que nous nous portons mieux.

2009-B- Lc 18, 1,5-10 -Vendredi 26e semaine ordinaire-devenir comme des enfants

Si nous n’entendons pas le message de l’Évangile de ce soir, c’est que nous sommes vraiment sourds. Depuis trois semaines, la liturgie nous a présenté trois versions différentes de cet évangile. Celle de Luc, de Marc, de Matthieu hier en la fête de la petite Thérèse. La question demeure toujours ouverte : qui est le plus grand? Nos oreilles n’ont jamais fini d’entendre dit l’Ecclésiaste (1, 8). Notre vie chrétienne est une réussite quand nous pratiquons ce que nous entendons.

2008- A-Lc 18, 35-43-Lundi 33e semaine ordinaire -« Que veux-tu ? »

Il y a la cécité de la vue. Il y a la cécité de la vie. Nous reconnaissons facilement l’aveugle sur nos chemins, à leur canne blanche. Nous avons plus de difficulté à reconnaître nos « aveuglements ». Que nous sommes des « aveuglés » quand nous refusons de reconnaître que nous vivons, pour citer le poète, comme des « endieusés » tout obnubilés par la « révérence » pour nos personnes! Des « endieusés » qui craignent d’avoir toujours « moins de moi en tout » (Mère Térésa). Des « endieusés » qui appréhendent une perte de leur pouvoir de manipulation de l’autre. L’évangile vient de nous dire qu’il faut soigner nos yeux. Nos yeux du cœur.

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