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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

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2020-A-Lc 4, 38-44 -mercredi 22e semaine ordinaire- le plus beau métier du monde

Jésus n’a jamais perdu le sens du plus beau métier du monde : prendre soin des personnes vulnérabilisées par une maladie, quelle qu’elle soit. Nous prenons soin de quelqu’un parce que nous sommes préoccupés de son bien-être, de sa situation financière, de sa santé mentale, de sa foi aussi. Dans le monde hospitalier, prendre soin vise à guérir, restaurer, accompagner et prodiguer les derniers soins aux mourants.

La pandémie – c’est son beau côté – a mis en évidence une kyrielle de gens qui plus que d’offrir des soins, plus que de mécaniser leur aide, ont porté au risque de leur vie une attention particulière, bienveillante, bienfaisante aux personnes confinées. Ils ont pris soin des personnes plutôt que de leur offrir des soins.

2020-A-Mc 6, 17-29 - samedi 21e semaine ordinaire- c'est la vie qui parle

Les premières lignes du récit des Actes des apôtres définissent ce que sera l’annonce de l’évangile. Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1, 8). De saint Jean-Baptiste à nos jours, l’évangile atteint les cœurs quand, aidée par la puissance de l’Esprit saint, c’est la vie qui parle. La langue est nécessaire. Elle n’est pas le plus puissant langage pour dire l’évangile. Elle peut ruiner la parole (cf. Si 5,14). Se limiter aux mots est un péril à éviter.

2020-A-Mt 25, 14-30 -samedi 21e semaine ordinaire- tout donner pour ne rien perdre

L’épidémie récente fut décriée. Elle fut aussi l’occasion de mettre en lumière quelque chose de caché, non la lumière du mal, mais la petite flamme cachée dans les cœurs de personnes dont le travail passait inaperçu. Aujourd’hui, nous ne voyons que l’inaction, que l’égoïsme des uns, la suprématie des autres.

L’épidémie a révélé des petits gestes de solidarité semblables aux miettes de pain et toutes ces personnes, dont la capacité d’engagement au risque de leur vie, est apparue en pleine lumière. Elle a propulsé au premier rang ceux et celles dont le rôle restait invisible quoiqu’indispensable.

2020-A-Mt 23, 27-32 -mercredi de la 21e semaine ordinaire- quel est le centre de ma vie ?

Ce passage de Matthieu soulève des questions urgentes à se poser : sommes-nous des êtres centrés ? Avons-nous une vie «orientée» vers l’intérieur ou l’extérieur, enracinée dans le roc immuable de nos cœurs ? Actuellement, tout nous projette vers l’extérieur. Tout pousse nos cinq sens à vivre hors de nous-mêmes. Nous vivons dispersés dans une multitude de directions.

2020-A-Mt 23, 1-13 -samedi 20e semaine ordinaire- agir en chrétien

Ôôlitveakka. Vous avez compris ? C’est en langue lopin skolte qui signifie dire et faire. Le message est clair : il faut faire chair avec Jésus, mettre en jeu sa propre chair, mettre sa propre chair au feu, selon un adage argentin, faire ce que nous disons. C’est le seul chemin pour faire connaître Jésus, pour être révélateurs du Christ. Faire de la publicité sur Jésus, tout le monde peut en faire, incluant les non-croyants. Annoncer Jésus par formalisme, tout le monde peut le faire.

2020-A-Lc 1, 39-56 - Assomption- Marie une femme «métissée»

Marie n’a jamais célébré son assomption. Elle l’a vécue bien avant la déclaration du pape Pie XII le premier novembre 1950 (Munificentissimus Deus), il y a soixante-dix ans cette année, bien avant son oui à Dieu pour qu’il fasse d’elle ce qu’il veut. Marie fut une «tablette» qui permit à Dieu d’y écrire ce qu’il veut. Et Dieu a écrit que Marie est une femme, une grande femme qui, quoi qu’on dise d’elle, n’atteint ni n’ébranle son humble condition. Marie, mère de Dieu, a vécu sa vie dans une mort cérébrale de son moi.

2020-A- Mt 17, 14-20 - samedi 18e semaine ordinaire- pas capable de guérir

Ne pas être capable de guérir. Ne pas être capable d’opérer une transformation, de redonner ou d’améliorer la vie à des malades. Ne pas être capable de sauver l’humanité de son inhumanité. Ne pas être capable d’entendre Monsieur, je ne peux plus respirer de George Floyd, sans arme, sans indication qu’il voulait fuir son arrestation pour avoir utilisé un faux billet de 20$ pour se procurer un paquet de cigarettes; ce cri n’est pas seulement celui d’un homme blanc en habit de policier, il est celui de l’humanité, de nous aussi, incapables de respirer de cette culture de la vie. Respecter aujourd’hui la vie est un miracle qui tarde à se réaliser

2020-A-Mt 14, 1-12 -samedi 17e semaine ordinaire- rapportez ce que vous voyez

Jean savait qu’il allait finir sa vie en la donnant. Il faut que je décroisse, que je diminue. Jean a été diminué jusque dans la mort. Lui, qui était un guide pour ses disciples, a terminé sa vie dans la pénombre d’une cellule. Il a terminé sa vie dans une torture intérieure du doute. Peut-être me suis-je trompé ? Lui, dont la parole faisait autorité auprès de ses disciples, lui, homme droit (je ne suis pas le Messie) qui a reconnu au Jourdain, au milieu de la foule, celui dont il n’était pas digne de délier les courroies de ses sandales (cf. Mc 1,7), a terminé sa vie dans une double torture : celle du doute et celle de sa vie.

2020-A-Jn 11, 19-27 -mercredi 17e semaine ordinaire- Jésus, sauveur des femmes

Nous connaissons bien ce passage. Il est généralement lu lors d’une célébration de funérailles. Si tu avais été là. Dans ce reproche amical de Marthe, on devine qu’une grande amitié existe entre elle et Jésus. Et l’amitié n’est jamais à sens unique. Chaque fois qu’il en avait l’occasion, Jésus s’arrêtait chez cette famille pour une pause-rencontre. C’est là que Marie versa sur ses pieds un parfum de grande valeur (cf. Jn 12, 3). On peut imaginer que cela lui fait du bien de s’arrêter dans une maison où il n’aura pas à subir de l’opposition. Jésus aimait Marthe et sa sœur ainsi que Lazare (Jn 11, 5).

2020-A-Mt 20, 20-28 -samedi 16e semaine ordinaire- des vases d'argiles

Quand la liturgie invite à faire mémoire d’un apôtre, un apaisement surgit en moi: ces hommes sont vulnérables et sont loin d’être irréprochables. Leur trésor, a dit Paul tantôt, est de s’accepter comme des vases d’argiles. En eux cohabitent de solides certitudes avec des zones de grande fragilisation qui n’épargnent aucun être humain. Paul affirme que sa force est sa faiblesse (2 Co 12, 10). Un homme est bien fort quand il s’avoue sa faiblesse (Honoré de Balzac). La petite Thérèse ne craint pas de dire que se décourager [de sa faiblesse] est un signe d’orgueil.

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