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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année a

2020-A-Lc 14, 25-33 - mercredi 31e semaine ordinaire- déconfiner nos engagements

Notre compréhension de ce qu’est être chrétien, de suivre Jésus et de vivre en chrétien dépend de notre idée de Dieu. Notre réponse va conditionner la manière de vivre notre foi. Celui qui parcourt l’évangile même d’une lecture rapide observe facilement que Jésus ne vit pas les yeux fixés sur le ciel. Jésus n’a pas annoncé Dieu. Il a annoncé l’arrivée d’un royaume que nous spiritualisons beaucoup parce qu'il devient ainsi moins dérangeant.

2020-A- Lc 14, 1.7-11 -samedi 30e semaine ordinaire- où est le première place ?

Nous gagnerions à nous faire à l’idée que la meilleure place n’est pas nécessairement la première place. Dans une salle de cinéma, la meilleure place n’est pas celle près de la toile de projection. Les cinéphiles disent que la meilleure place est généralement au centre de l’auditorium. Aussi, dans un avion, la meilleure place n’est pas celle en avant près de la cabine du pilote; ce n'est pas celle près d’un hublot où la climatisation trop forte peut déranger et non celle près de l’allée où on risque de devoir se lever chaque fois que quelqu’un veut se dégourdir les jambes. Observez où sont les sièges d’affaires. Généralement à l’arrière.

2020-A-Lc 6, 12-19-mercredi 30e semaine ordinaire- Apôtres Simon et Jude

On connaît peu ces deux apôtres. Peut-être parce que l’histoire ne rapporte pas leur défaillance comme celle de Pierre ou comme celle des fils de Zébédée. Comme chaque étoile diffère d’une autre étoile par l’éclat (1 Co 15, 41), ils furent de grands luminaires au firmament du ciel (Gn 1, 16). Leur vie diffère des autres apôtres par leur manière d’entendre, d’écouter et de vivre de Jésus. Elle diffère de celle d’Abraham, de Jérémie, de David, de Moïse et de tous ceux dont l’Écriture a dit qu’ils ont été agréables à Dieu (He 11, 5), mais elle les rejoint parce qu'ils sont humains.

2020-A-Lc 13, 1-9 -samedi 29e semaine ordinaire- Dieu est-il responsable de tout ?

Dans les moments de désastre, écrit le théologien polonais et sociologue Tomás Halik, les agents dormants d’un Dieu méchant et vengeur[1] refont surface et répandent la peur et la désolation. Cette vision d’un Dieu vengeur n’est pas celle d’un lointain passé. La récente pandémie a réactualisé chez plusieurs cette question : comment Dieu peut-il permettre cela ? J’entends souvent l’expression c’est toujours à moi que ça arrive. Le fait de se poser en victime, disait le pape dans son homélie de la Pentecôte, est dangereux. Celui qui se prend pour une victime se plaint tous les jours de son prochain : personne ne me comprend, personne ne m’aide, personne ne m’aime, tous sont contre moi ! Qu’ai-je fait à Dieu pour que cela m’arrive ?

2020-A-Lc 12, 39-48 - mercredi 29e semaine ordinaire -heureux ce retour tardif du maître

Quelqu’un a dit qu’il est merveilleux, étonnant que les chrétiens soient si lents à connaître le mystère de Dieu. Paul dépasse l’entendement humain quand il écrit qu’il connaît le mystère de Dieu. Ce mot pour Paul ne signifie pas quelque chose de mystérieux dans son sens humain, seulement gardé secret et que Jésus lui a révélé. À nous, par grâce, il a aussi été donné de connaître d’une connaissance imparfaite, le mystère de Dieu. Dieu s’est proposé, a pris l’initiative d’opérer en nous, d’agir en nous (Ep 3, 11). Et notre foi nous donne l’assurance nécessaire pour accéder au mystère de Dieu.

2020-A-Lc 11, 42-46 - mercredi 28e semaine ordinaire- faire de la place à Dieu

Tous les jours, il nous faut constater que chacun s’efforce de s’élever au-dessus de sa propre condition, il recherche une position honorifique, la puissance, la richesse, la domination, une vie tumultueuse et tout ce qui est grand et superbe […] Personne ne veut baisser les yeux là où il n’est que pauvreté, déshonneur, besoin, angoisse et tristesses; tout le monde, au contraire, détourne le regard d’une semblable condition. Chacun fuit les personnes éprouvées. Cette déclaration du XVIe siècle et signée Martin Luther[1] dénonce un comportement millénaire.

2020-A-Lc 12, 8-12 -samedi 28e semaine ordinaire- anti-zone de confort

Il ne suffit pas de dire : je crois en Dieu. La confession de foi se fait sur le chemin de la vie. Comment est-ce que je me déclare chrétien ? Je peux déclarer que le Seigneur est l’unique en vivant comme s’il n’était pas l’unique, en ayant d’autres idoles cachées dans ma vie, dont ma chère volonté. Chacun a son idole. On se réserve toujours un petit quelque chose. Thérèse de Lisieux se plaignait d’avoir son orgueil pour idole. On a tous des idoles cachées, ancrées en nous. Il est important de les identifier pour qu’elles prennent moins d’importance dans nos vies.

2020-A-Lc 11, 27-28-samedi 27e semaine ordinaire-sommes-nous des «made in Jésus» ?

Ce n’est pas anodin de le constater, cette déclaration montre le style Jésus. Contrairement aux rabbins, il reconnaît aux femmes le droit d’être des auditrices, des disciples qui suivent et pratiquent la volonté de Dieu à l’égal des hommes. Pour les femmes dans la foule, c’est une incroyable bonne nouvelle. C’est une réponse révolutionnaire, scandaleuse, choquante pour les rabbins. Jésus dit que l’essentiel de la foi se trouve dans une conversation quotidienne avec lui.

2020-A-Lc 11, 1-4 -mercredi 27e semaine ordinaire- devenir ce Père.

Notre Père. Ce sont des vieux mots, des mots usés, des mots que des millions et millions de lèvres ont rendus lisses à force de les dire, des mots qui viennent de loin, du fond de la Bible, des mots qui sont passés de bouches à oreilles comme se transmet un secret, des mots qui ont traversé toutes les nuits, toutes les peurs, toutes les guerres, tous les hivers, tous les déserts, tous les océans. Ils marchent vers nous depuis le premier matin du monde. Vous aurez reconnu ces mots de l’auteur Jean Debruynne.

2020-A-Lc 10, 17-24- samedi 26e semaine ordinaire- vivre comme Jésus

Vous avez noté que lorsque Jésus envoie des disciples, il ne leur dit jamais quoi dire, comment dire. Il ne les oblige pas à suivre trois ans de formation en vase clos. Jésus n’est pas un «docteur» à la mode rabbinique. Il n’envoie pas asséner le peuple d’un corpus de croyances religieuses. N’emportez pas vos connaissances. N’importez rien.

Cela peut paraître étrange à ceux qui pensent que la mission d’implanter un nouveau projet exige beaucoup d’investissement. Il envoie des hommes et des femmes vivre comme lui. Tout est dit. Allez vivre comme moi. Allez pratiquer Dieu sur la route.

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