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Année a

2020-A-Lc 10, 1-12- jeudi 26e semaine ordinaire-Paix à cette maison- Thérèse de Lisieux

Paix à cette maison. La paix soit avec vous. Toute la bonne nouvelle se trouve dans ces deux salutations. Jésus envoie ses disciples non pas dans les synagogues et dans les temples, mais au cœur du quotidien, dans les maisons, là où souvent la paix est blessée. Pour Jésus, il y a urgence de faire la promotion d’une humanité nouvelle qu’il appelle de tous ses vœux. Pour Jésus, il est essentiel que les aveugles voient, que les boiteux marchent, que la paix règne dans les cœurs et entre les membres d’une même maison, d’une même nation, d’un même peuple.

2020-A- Lc 9, 57-62 -mercredi 26e semaine ordinaire- où se tient Jésus ?

La question que je me pose en préparant cette réflexion est très actuelle. Où Jésus se rencontre-t-il ? Où le trouve-t-on ? Jésus marche dans sa Galilée lorsque quelqu’un lui offre de faire route avec lui. Puis un autre. Et un autre. C’est là qu’il rencontre les gens. Jésus accepte d'être dérangé alors qu’il est fort occupé à faire la promotion de son grand projet de fraternité et de solidarité. Jésus ne dit pas : tu viendras demain à telle heure, je suis occupé.

2020-A-Jn 12, 24-26- martyrs canadiens- n'être rien pour le tout

Quand je regarde avec les yeux des premiers habitants de ce pays d’ici, les premiers chrétiens évangélisateurs ont été perçus comme des «étranges étrangers» menaçants, venus d’un autre monde changer leur monde, leur culture, leur foi. Observés à tard ou à raison comme des conquérants pilleurs de leur valeur, exploiteurs de leur terre, imposant leur culture et leur religion, on cherchait à les tuer. C'est une attitude naturelle que de s’opposer à tout ce qui vient de l'extérieur. On préfère s’attacher à nos visions de la vie, nos connaissances.

2020-A- Lc 9, 43-45 -samedi 25e semaine ordinaire-travailler l'oreille

J’aime beaucoup l’expression «travailler l’oreille». Les musiciens l’utilisent souvent pour identifier avec exactitude une note parmi une kyrielle de notes. Ils ont une oreille fine, dit-on. Pas seulement eux. Certaines personnes à l’écoute d’un bruit de moteur peuvent en préciser le problème. Pensons à l’oreille du chien deux fois plus efficace que la nôtre et qui perçoit jusqu’aux ultrasons. Les chauves-souris voient avec leurs oreilles. Elles émettent un signal sous forme d’ultrasons et écoutent leurs échos pour se déplacer.

2020-A-Lc 9 1-6- mercredi 25e semaine ordinaire- nouvelle normalité: ne rien emporter

En lisant ce passage de Luc, me vient en mémoire la figure de Charles de Foucault dont l’Église vient de reconnaître la sainteté. Il a enseigné l’apostolat du rien, ne s’est pas assis sur un illustre siège d’enseignement. Il n’a pas prêché, surtout pas sermonné les Touaregs. Il a vécu avec le strict nécessaire dans sa terre d’adoption à Tamanrasset. Frère universel du rien, il a suivi à la lettre la recommandation de Jésus à ses apôtres : n’emportez rien pour la route (Mt 10, 9-10). Dit autrement : ne soyez que des petits frères, de «petits rien du tout».

2020-A- Lc 8, 4-15- samedi 24e semaine ordinaire- savoir considérer

Une forte impression monte en moi à la lecture de cette parabole : Jésus a de la considération pour les différentes qualités de sol. Des cœurs. Considérer signifie regarder attentivement. C’est tenir en considération, tenir compte des différents sols. Jésus porte un regard paisible sur ce qu’il voit au-delà leur degré de pollution.

2020-A-Lc 7, 31-35 -mercredi 24e semaine ordinaire- humain, ce Jésus

Allez jouer sur la place publique. Difficile de ne pas y entendre un appel à une vie hors norme. Hors norme, ne signifie pas légèreté, frivolité, désinvolture. Hors norme, c’est la cartographie (ou topographie ?) du chrétien. Pour faire connaître la foi chrétienne, l’auteur de la lettre à Diognète, au IIe siècle, décrit leur manière de vivre. Les chrétiens sont des gens ordinaires comme tout le monde, mais capables de la joie du partage. Cela fascinait les non-chrétiens.

2020-A-Luc 6, 43-49 -samedi 23e semaine ordinaire- vivre ou avoir la foi

Surtout dans les périodes de sécheresse, la terre a besoin de pluie ; l’enfant a besoin de l’encouragement de ses parents, surtout dans les périodes difficiles de sa vie ; la foi a besoin d’un phare allumé, surtout pendant la nuit et au cœur des tempêtes. Vérité essentielle. Simple gros bon sens.

La foi ne manque pas de turbulences. La récente pandémie, arrivée à l’improviste, comme un voleur, survenue en plein temps pascal, a engendré beaucoup de questionnement sur l’essentiel de la vie chrétienne.

2020-A- Lc 6, 20-26- mercredi 23e semaine ordinaire-un coup de gueule

Ce récit des béatitudes est un véritable coup de gueule contre l’exclusion, pour reprendre le titre d’un livre de Jacques Gaillot, évêque congédié de son diocèse par l’autorité romaine. Son crime fut de s’occuper des exclus que sont les prisonniers, de réclamer pour tous les droits de la personne, de protester contre les armes nucléaires, de se prononcer contre le célibat obligatoire des prêtres, de se positionner pour les préservatifs pour réduire les avortements.

2020-A-Lc 6, 1-5 - samedi 22e semaine ordinaire- un monde sans frontière

On a un bel exemple d’une bonne nouvelle que la bureaucratie religieuse a étouffée. Jésus a déverrouillé les portes d’accès à son royaume. Avant lui, n’entre pas qui veut dans le temple, vu que l’accès est fermé aux personnes non fidèles à la loi. L’attitude de Jésus devant le geste des disciples qui ramassent des épis pour s’en nourrir le jour du sabbat est révolutionnaire, grandiose, novatrice.

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