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Pâques

2019-C-Jn 15,18-21 -samedi 5e semaine de Pâques- unis dans la diversité

Un monde homogène n’existe pas. Ce qui existe, c’est un monde aux multiples différences ou facettes. Vivre ensemble sans nous diviser est le miracle qu’on attend de nous. La question soulevée par l’évangile du jour est peu compliquée : quelle société voulons-nous construire entre nous ? Sur quel roc voulons-nous la construire ? Le roc de l’égocentrisme ou celui d’une existence pacifique qui requiert l’amour fraternel.

2019-C-Jn 15, 1-8- mercredi 5e semaine de Pâques- Dieu s'est uni à lui-même

Si nous acceptons de croire que cet homme [Jésus] est venu de Dieu, comme l’écrit le théologien Joseph Moingt, nous devons conclure en toute logique que l’humanité toute entière a sa place auprès de Dieu. En Dieu, depuis toujours, il y a de la place pour chacun de nous. Dieu en quelque sorte c’est uni à lui-même (Gaudium et Spes no 45, 2). Comment alors ne pas reprendre ces mots d’un très beau chant liturgique : mon Dieu, tu es grand, tu es beau.

2019-C-Jn 16, 12-15- mercredi 6e semaine de Pâques- Impossible de penser Dieu sans l'humain

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire. En quelques mots, Jésus exprime que nous n’aurons jamais fini de saisir Dieu. À l’heure où Jésus passe de ce monde à son Père, il aborde un aspect de son identité qui ne sera jamais complètement saisissable. Il parle de sa relation avec son Père. Relation, ce mot cache une intensité indéfrichable. Pour nous en approcher, Jésus s’engage à nous assurer de l’Esprit qui nous introduit dans le mystère de cette relation.

2019-C-Mc 16, 9-15- samedi octave de Pâques- allez voir

Allez en Galilée le voir. Mais voir qui ? Et Christian de Chergé répond : voir l’homme nouveau. Et nous, ce matin, l’apercevons-nous ? Dans la lumière du jour naissant au matin de Pâques, les disciples ont reçu, par des femmes apeurées, déstabilisées, prostituées, le mandat de voir quelque chose de neuf, un corps neuf. Allez en Galilée et vous me verrez. Dieu n’est pas seulement dans notre coin prière ou dans l’Eucharistie, mais aussi dans tout ce qui compose l’univers.

2018-B-Jn 14, 7-14- samedi 4e semaine de Pâques -magnifier le Père

Si j’avais un Dieu que je puisse connaître, je ne le tiendrais plus pour Dieu. Ces mots sont d’un grand priant, maître Eckhart. Philippe utilise une demande pour exprimer la même réalité. Sa question (montre-nous le Père) laisse transparaître une autre question : quel Dieu Jésus nous présente-t-il ? Quel Dieu nous fait-il connaître ? Quel Dieu voulons-nous voir ? Quel Dieu magnifions-nous ? Un chemin de réponse est esquissé par le prophète Élie, persécuté, désespéré, quand allant à la montagne sainte, Dieu lui annonce qu’il va passer devant lui.

2018-B-Jn 15, 18-21- samedi 5e semaine de Pâques- je ne vous ferai pas le cadeau de ma haine

Des animateurs de «radio-poubelle» ne se gênent pas pour prêcher sur les ondes depuis fort longtemps, l’exact contraire de l’Évangile. Ils propagent la haine et le mépris envers féministes, handicapés, «bs» expression qui fait tellement mal, immigrants, migrants, gens de couleur. À les entendre, ceux qui ne sont pas de leur avis méritent d’être «victimes» de leur propre opinion. «Victimes» de leur haine.

2018-B-Jn 16, 12-15 - mercredi 6e semaine de Pâques- Dieu chez lui chez nous

Qui es-tu, douce lumière qui me comble et illumines mon cœur ? Et Édith Stein, carmélite, offre des jalons de réponses. Tu es l’espace qui m’enveloppe […], plus proche de moi que moi […], plus intime que le tréfonds de mon âme […] et cependant insaisissable. Cela rejoint Augustin qui écrivait d’expérience dans ses Confessions que Jésus est plus intime à lui-même que lui-même. Si je comprends bien, cela signifie que nous possédons le ciel en nous. C’est tellement insaisissable que Jean précise que vous ne pouvez pas comprendre cela maintenant (v. 12).

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