Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2022-C-Lc 11, 27-28 -samedi de la 27e semaine ORDINAIRE- sacrement du silence

J’ai retourné mes yeux, pour regarder en moi. J’ai fermé mes oreilles pour écouter profond. L’encombrement bruyant de ma ville intérieure, m’assailli soudain et j’ai cherché la paix. Lorsque je la perds, je repars à nouveau vers le silence ami. Ces mots-appels d’un poète- Gérard Bessière- indiquent le chemin pour entendre le rêve de Jésus pour l’humanité. Son rêve n’est pas utopique.

2022-C-Lc 11, 1-4 - mercredi de la 27e semaine ORDINAIRE- rêvons.

Faire ses exercices de prière ne signifie pas que nous prions. Nous récitons souvent la prière de Jésus. Cela ne signifie pas que nous entrons dans la prière de Jésus. Prier comme Jésus nous l’a enseigné, c’est « rêver » d’un projet de société. Dans sa prière, Jésus nous fait connaître les rêves de son Père. Il soulève aussi des enjeux planétaires qui, subtilement, se retrouvent dans nos propres rêves. Il nous offre de vivre les deux piliers pour bâtir son rêve : la justice et la réconciliation.

2022-C-Lc 17-5-10- dimanche de la 27e semaine ORDINAIRE- plus ou moins la foi

Qu’est-ce qu’on dit ? C’est l’intervention des parents quand un enfant demande ou reçoit quelque chose. Quand j’entends augmente en nous la foi (Lc 17, 5-10), il n’y a pas le moindre s’il te plaît. Le texte ne précise pas s’il s’agit d’une demande ou d’un ordre parce que la foi n’est pas une histoire de plus ou moins, d’augmentation ou de diminution, reddition de compte. Dieu ne sait pas compter.

2022-C-Lc 16, 19-31 -dimanche de la 26e semaine ORDINAIRE- notre ego divin

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des migrants. Il y en a beaucoup sous la figure de Lazare. Ce sont les migrants du chemin Roxam. Ce sont les gens sans logis. Ce sont les gens affamés de drogues. Jamais nous ne parlons de ces gens comme notre planche de salut. L’évangile vient de nous dire que les Lazare sont notre planche de salut. J’avais faim et vous ne m’as pas donné à manger, j’avais soif et vous ne m’avez pas donné à boire, j’étais […] nu et vous ne m’avez pas habillé (Mt 25,42-43). Ignorer les pauvres, c’est mépriser Dieu. L’important est de ne pas ignorer Dieu qui, par tous les Lazare, frappe à notre porte. Notre monde est rempli de signes qui nous font voir Dieu.

2022-C-Lc 10, 17-24 -samedi de la 26e semaine ORDINAIRE-la foi au ras de sol

Heureux les yeux qui voient. Heureux ceux qui entendent. L’œil n’a jamais fini de voir, l’oreille d’entendre (cf. Sg 1,6). Dans les versets précédents, Jésus envoie ses disciples en avant de lui. Avec réalisme, il les prévient que toutes les portes ne s’ouvriront pas devant eux. Vous ne serez pas les bienvenus partout. Je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Jésus reconnaît qu’il y aura toujours des ennemis de la paix. Vous laisserez jusqu’à la poussière du sol. Ils demandent à ses disciples de vivre comme des agneaux. Ailleurs, il dira comme des colombes.

2022-C-Lc 9, 57-62 -mercredi de la 26e semaine ORDINAIRE- trois impasses

Il faudrait se demander ce matin : avons-nous bien entendu et écouté ce que veut dire Jésus ? Jésus s’est-il mal exprimé ou avons-nous mal compris ? Avons-nous assez d’humilité pour dire que nous ne comprenons pas grand-chose de ces trois affirmations : ne pas avoir d’endroit où reposer la tête (v.58), de laisser les mots s’enterrer eux-mêmes (60) ou que celui qui regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume des cieux (v.62).

2022-C-Mt 25, 31-40-bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin- une terre de rencontre

Quelle est la beauté de la vie, si l’on ne va pas en profondeur se demande le poète Abai, cité par le pape lors de sa rencontre avec les chefs religieux du monde en septembre dernier[1]. C’est une question perpétuelle à se poser. Une question dont une réponse surgit dans la vie d’une femme géante de l’histoire du Québec.

2022-C-Mt 9, 9-13-mercredi de la 25e semaine ORDINAIRE- ouf, me voilà chrétien.

e suis toujours étonné d’observer que le contemplatif Jésus ne porte jamais un regard d’accusation sur les personnes qu’il rencontre. Son attitude confirme qu’un vrai contemplatif n’est jamais un moralisateur. Le fruit de toute contemplation, de celle de Jésus dans ses moments de prière, est de porter un regard de gentillesse, de regarder en profondeur plutôt que de s’arrêter à la surface des comportements. Jésus ne se souciait pas du péché, mais de la souffrance. Aux yeux de ses contemporains, une telle attitude sonnait comme une révolution des valeurs (Jose Arregi).

2022-C-Lc 8, 4-15- samedi de la 24e semaine ORDINAIRE- une terre enceinte de Dieu

Mon regard sur ce semeur peut étonner ce matin. Il est tout franciscain. À travers cette image, Jésus nous parle que notre monde, que toutes les terres de ce monde sont enceintes de Dieu.

Thomas de Célano, biographe de François, écrit : champs et vignes, rochers et bois, et toutes les beautés des champs, sources qui coulent et jardins fleuris, terre et feu, air et vent : (en) tout cela, François les exhorte à aimer Dieu et à servir volontairement. François est amoureux de Dieu à travers les belles choses de la création.

2022-C-Lc 9, 23-26-Stigmates de saint François- un autre Christ

Toute ma beauté, sais-tu, elle est pour toi. Voilà ce qu’a éprouvé François deux ans avant sa mort sur le mont Alverne. Pendant qu’il priait […] il vit descendre des hauteurs célestes un séraphin attaché à une croix, ayant six ailes de feu toutes resplendissantes. Et Bonaventure ajoute le saint demeura dans un étonnement indéfinissable, et son cœur éprouva un sentiment de joie mêlée de tristesse. Il comprit […] que c’était, non par le martyre de son corps, mais par un embrasement sans réserve de son âme, qu’il devait se transformer en la ressemblance du Sauveur crucifié.

Pages

S'abonner à Année c