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Ordinaire

2020-A-Mt 11, 25-27 - mercredi 15e semaine ordinaire- Père, je te loue

Regardons le contexte où Matthieu invite à la louange. C’est celui où est déjà présent l’accueil de la Parole et à la fois son rejet. Les disciples reviennent vers Jésus après leur envoi sur les routes. Ils racontent comment les uns les ont accueillis et d’autres les ont rejetés comme il en fut pour les disciples de Jean le baptiste (cf. Mt 11, 16-19).

2020-A- Mt 8, 5-17-samedi de la 12e semaine ordinaire- foi du centurion

Quelqu’un croit en la parole de quelqu’un d’autre. Va, retourne chez toi, que Dieu t’accorde ce que tu lui as demandé. Aujourd’hui, rares sont ceux qui peuvent croire sans l’ombre d’un doute à la parole d’un autre. On apporte toujours des bémols, des «si». Jésus ne pose aucune question sur l’identité du centurion. Il ne lui demande pas s’il est assidu au culte, s’il contribue à l’entretien du temple. Jésus agit déjà en ressuscité. Il n’accorde pas la guérison demandée pour «convertir» ce païen. Émerveillé par la simplicité de cet homme en autorité, il lui offre un vin nouveau à verser dans des outres nouvelles.

2020-A- Mt 7, 6, 12-14- mardi de la 12e semaine ordinaire- portes ouvertes ou fermées ?

La joyeuse nouvelle qu’apporte Jésus est une porte, l’autre nom et l’autre manière de dire Évangile. Elle est un passage vers quelque chose de très beau : la joie de la rencontre de Jésus, non pas celui du ciel, mais celui qui est au milieu de nous, joyeux avec nous, souffrant avec nous, risquant sa vie pour ce qu’il appelle son royaume. Franchir cette porte ouvre sur une joie imprenable, un royaume tellement débordant d’humanité qu’il est presque utopique d’en désirer sa réalisation. Jésus est plus qu’un modèle à suivre. Il ouvre une route de sortie de nous-mêmes et d’entrée dans un devenir humain inatteignable.

2020-A-Mt 6, 1-6.16-18 - mercredi de la 11e semaine ordinaire-un nouveau commandement: la générosité

Ce dont il est question dans ce passage de Matthieu que la liturgie nous fait entendre le mercredi des Cendres est une ouverture de nos vies sur notre identité profonde. Nous sommes des êtres de partage, de générosité, l’autre nom de l’aumône.

Sur la montagne, Jésus dessine le contour de notre identité. Il dicte un nouveau paradigme à la vie : la générosité. Le baptême invite à naître à un nouveau rapport au monde et aux autres, à un changement de paradigme (ou de logiciel) pour un devenir qui n’est pas repliement sur soi ni sauvegarde de nos biens.

2020-A-Mt 5, 33-37 - samedi 10e semaine ordinaire- petit virus

Je suis toujours étonné, voire émerveillé, de comprendre que Jésus nous propose quelque chose de plus élevé que de faire serment comme on le dit sur la tête de ma mère. Le discours sur la montagne en entier incite à pratiquer la justice, à aimer la solidarité, à s’occuper des autres, à ne pas leur donner le dos, à favoriser une cohésion sociale et un environnement fraternel. Jésus pose une question toujours actuelle : les autres ont-ils une place dans ma vie ? Il éveille à quelque chose de plus que de tout relier à soi ou de vivre les yeux levés au ciel.

2020-A-Mt 5, 17-19 - mercredi 10e semaine ordinaire- humain d'abord

Cette page de Matthieu pose la question de la légitimité de Jésus. Qui est ce Nazaréen ? D’où vient-il? Quelle est son origine ? De quelle école sort-il pour parler comme il le fait ? D’où tire-t-il son autorité, ce moi, je vous dis ?

Les évangélistes ne parlent pas de la vie intérieure de Jésus. D’ailleurs, Jésus lui-même n’en fait pas mention. Homme simple, Jésus ne s’attribue pas les titres de maître, de rabbi, de Messie, de fils de l’homme. Ce sont là des titres post mortem qui lui ont été attribués par ses disciples.

2020-A-Mc 12, 38-44 - samedi 9e semaine ordinaire - anticorps de solidarité

Quand je lis ce passage, je ne peux m’empêcher de songer à la deuxième tentation de Jésus au désert. Donne-toi de l’importance; donne-toi le pouvoir que tu ambitionnes; donne-toi la gloire de la première place, demande le tentateur à Jésus. Une condition : sois en adoration devant toi.

Jésus refuse cette autosuffisance[1]. Il n’éprouve aucun besoin de s’autoproclamer. Pour lui, être dans le Père (cf. Jn 14, 9) était quelque chose de plus fort que de se voir assis sur un trône qui finirait par disparaître.

2020-A- Mc 12, 18-27 -mercredi 9e semaine ordinaire- marcher ou s'arrêter

Le philosophe Emmanuel Levinas fait remarquer qu’il y a deux grandes conceptions de l’existence humaine : celle de l’Antiquité symbolisée par Ulysse qui après bien des pérégrinations, revient au point de départ et celle représentée par Abraham qui marche vers un ailleurs dont il ne connait pas l’endroit. Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai (Gn 12, 1). Abraham se mit en route comme s’il voyait l’invisible (He 11, 27). L’itinéraire chrétien retient cette option de sortir et de se tenir en état de marche.

2020-A-Mc 8, 22-26 -mercredi 6e semaine ordinaire- tu vois quelque chose

La guérison de cet aveugle présente l’essentiel du message de Jésus. Aujourd’hui, retrouver l’essentiel de l’évangile est plus essentiel que La guérison de cet aveugle présente l’essentiel du message de Jésus. Aujourd’hui, retrouver l’essentiel de l’évangile est plus essentiel quejamais car nous sommes confrontés à un profond changement d’époque.

Ainsi, l’avènement Jésus est la meilleure des nouvelles : le royaume est parmi vous. C’est passer à côté de cet essentiel si nous réduisons ce royaume à quelque chose à vivre entre Jésus et moi, quelque chose de purement spirituel. Pour Jésus, le royaume est quelque chose qui se passe en moi et aussi autour de moi. L’évangile apocryphe de Thomas attribue à Jésus ces mots : le royaume de Dieu est en vous et […] hors de vous[1].

2020-A- Mc 6, 30-34- samedi 4e semaine ordinaire- revivons de l'intérieur

L’appel de Jésus, venez à l’écart, est mal compris si nous y voyons une proposition d’offrir des vacances à ses disciples de retour de mission. C’est plutôt un appel à se donner cette sagesse de choisir entre l’activisme ou la confiance.

Il faut se mettre à l’écart pour être sage en se dépouillant de tout ce qui s’est ‘‘collé’’ à nous en route et qui rend plus pénible toute notre marche[1]; cette sagesse d’être fidèle à l’évangile plutôt qu’à des structures qui risquent de nous paralyser. Avec le temps, nos structures finissent par prendre un air de vieux (cf. Joie de l’évangile, no 26).

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