Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Ordinaire

2021-B-Mc 3, 1-6 - mercredi 2e semaine ORDINAIRE- princes du royaume

Dans une étude qui a duré plus de dix ans sur les phénomènes religieux au Québec, les auteurs avancent que le thème de la guérison revenait souvent dans l’enquête. Qui n’a pas entendu parler de tel ou tel mouvement qui pratique la guérison par l’imposition des mains? Le phénomène de la guérison se retrouve dans tous les courants religieux et spirituels comme les évangéliques, les catholiques charismatiques, les groupes du genre Wicca et néo-païens qui font des rituels non seulement pour les personnes, mais également pour la mère Terre[1], observent les anthropologues.

2021-B-Mc 2, 13-17- samedi 1ière semaine ORDINAIRE-sommes-nous des rudologues ?

Vous connaissez la science de la rudologie ? C’est la science qui étudie les déchets, qui se penche sur tout ce que nous rejetons. Ceux qui pratiquent cette science sont des rudologues.

En ouvrant son évangile, Marc nous présente un Jésus expert en rudologie. Il est le meilleur des rudologues de l’histoire. La pierre de fondation qu’il choisit pour bâtir son projet de transformation de la société est une pierre rejetée. Des visages rejetés. Ce ne sont pas seulement la nourriture ou les biens superflus qui sont objet de déchet, mais souvent les êtres humains eux-mêmes (Pape François, Fratelli tutti, no 19).

2021-B-Mc 1, 29-39- mercredi 1ière semaine ORDINAIRE- dignité pour tous

Marc, qui écrit vers les années soixante-dix, rapporte ce que les gens disent de Jésus après sa mort. Il résume en peu de mots ce qui se raconte : il s’en alla proclamer la bonne nouvelle; cette bonne nouvelle a un visage inédit : elle s’adresse à toute sorte de gens et n’exclut personne.

Jésus dégage la forte impression qu’il n’exclut personne. Le soir venu, on transportait tous les malades à Jésus. Plus de 50 ans après sa mort, on retient son grand humanisme; et qu’il est un homme qui écoute tout le monde. Si on lit bien entre les lignes, nous comprenons que tous n’ont pas été guéris.

2020-A-Lc 21, 34-36 - samedi 34e semaine ordinaire- y-a-t-il deux mondes ?

Le contexte de l’extrait de l’évangile oriente notre regard sur une vision du temps qui semble hors du temps. Le lecteur y dégage facilement un environnement de peur. L’envahisseur romain crée beaucoup d’incertitude. Les tensions religieuses (esséniens, zélotes, pharisiens) et sociales sont nombreuses. L’avenir apparait incertain, l’inquiétude se lit dans toutes les classes de la société. Un climat de désenchantement, de mécontentement domine. L’anticipation de la fin du monde est dans toutes les conversations.

2020-A-Lc 21, 12-19 - mercredi 34e semaine ordinaire - tout n'est jamais fini

Faites attention, ne vous laissez pas tromper. Cette mise en garde se trouve dans un verset précédant la lecture de l’évangile. Ne nous laissons pas tromper sur le sens de la «collapsologie» que rapporte ce passage de Luc.

C’est la science qui étudie l’effondrement des espèces, la disparition des lieux humides, l’inquiétude soulevée par la disparition des abeilles. La récente pandémie a été vécue comme un temps d’effondrement. Lors de la crise financière des années 2009, on s’inquiétait de la «collapsologie» des économies, mais peu des pauvres qui se voyaient appauvrir davantage. Beyrouth est l’exemple d’une ville où conduit l’irresponsabilité d’un État.

2020-A- Lc 19,11-28- mercredi 33e semaine ordinaire- cessons de ne rien faire

Cette parabole est une petite bombe qui explose quand rien ne se fait. Le troisième serviteur n’a rien fait de mal. Il ne désirait pas garder ce qu’il a reçu du maître à son départ. Il a simplement privilégié le principe de préservation. Et voilà bien l’explosion. Parce qu’il n’a rien fait, il a fait perdre le sang froid de son maître. Serviteur mauvais. Rares sont ceux qui s’accusent ou reconnaissent n’avoir rien fait. Pourtant, dans cette parabole, se cache toute l’aventure chrétienne.

2020-A-Lc 20, 27-40- samedi 33e semaine ordinaire- marcher ou s'arrêter

Lisons correctement cette page et non pas avec un regard voilé. Pour la comprendre, il faut un regard dévoilé, un regard décollé des mots, ce que ne faisaient pas les sadducéens pour qui la mort empêchait la vie de vivre.

Cette page apporte un nouveau regard sur la vie, celui de Jésus pour qui la vie n’est pas renfermée dans une loi. Jésus savait comprendre la profondeur de la vie. Il percevait qu’au plus profond de chaque personne retentit une voix, pourquoi pas une foi en la vie. En chaque humain dort une autre vie que la mort réveille, une vie qui appelle la vie à vivre, qui débouche sur celle du Dieu de la vie et non des morts.

2020-A-Luc 18, 1-8- samedi 32e semaine ordinaire-J'étouffe

Il y a le cri de Moïse (Ex 17, 8-13) qui n’en pouvait plus de porter le bâton de la prière, de tenir les mains en l’air. Quand il baissait les bras, l’ennemi gagnait du terrain.
Il y a le cri de Bartimée qui crie à tue-tête, à pleine gueule : Jésus, fils de David, aie pitié de moi (Mc 10,47). Jésus l’appelle : maître, faîtes que je voie (Mc 10, 52).
Il y a le cri in extremis du larron crucifié avec Jésus (cf. Lc 23, 43). Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis.
Il y a le cri de la Cananéenne qui refuse de ne pas être écoutée par Jésus (cf. Mt 15, 21-28).
Il y a le cri de Paul pour qui la création tout entière gémit, passe par les douleurs d’un enfantement (Rm 8, 22).

2020-A- Lc 17, 11-19 -mercredi 32e semaine ordinaire- dire merci, c'est s'ouvrir aux autres

Nous sommes tous des lépreux, des faibles, des vulnérables. Nous portons tous un trésor dans des vases d’argile (2 Co 4,7). Le trésor nous le portons dans nos fragilités. La vie nous la portons dans nos fragilités. Il ne s’agit pas de le savoir, mais de bien vivre avec nos fragilités.

Le geste étonnant de Jésus n’est pas celui qui nous voyons. Jésus ouvre les lépreux sur autre chose qu’eux-mêmes, sur autre chose qu’une vie recroquevillée sur elle-même, sur autre chose que leur péché, mot presque imprononçable aujourd'hui. Alors que leur vie est toute centrée sur l’exclusion, Jésus leur montre qu’ils sont des humains capables malgré leur maladie d’entrer en relation avec les autres.

2020-A- Lc 15, 1-10- jeudi 31e semaine ordinaire- un geste aux allures d'aposthasie

Ce regard de Jésus allant vers une personne égarée est très humain. Son geste est la «révélation» de l’énergie avec laquelle il s’engage pour libérer les mal foutus de la vie. La priorité de Jésus est de libérer la puissance de vie dans les mal foutus. La brebis égarée est mal foutue. Dans la société très rigide de son temps étouffant la vie, Jésus va chercher la vie qui se cache derrière un comportement d’égaré pour lui insuffler un puissant souffle de vie.

Pages

S'abonner à Ordinaire