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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Ordinaire

2018-B-Mc 6, 30-34 samedi 4e semaine ordinaire- c'est le difficile qui est chemin

Il y a la joie de partir comme envoyés de Jésus. Il y a en parallèle à cette joie, la découverte d’une mission impossible à vue humaine. L’empressement des disciples à raconter au retour ce qu’ils ont accompli se confronte à une dure réalité : Jésus ne leur a jamais donné un message précis à annoncer ni énoncé quoi dire ou ne pas dire. Il ne les a pas envoyés en docteurs de la loi; il leur a seulement demandé d’aller de l’avant, peu importe le chemin.

2018- B- Mc 8, 1-10 - samedi 5e semaine ordinaire - nourrissez-les

Avons-nous soupçonné un seul instant en écoutant ce récit du pain multiplié que nous sommes en présence d’un geste révolutionnaire ? Jésus s’occupe des autres. Véritable révolution à l’époque. Le système religieux favorisait la logique de l’exclusion. Par son geste, Jésus ouvre sur une autre logique, celle de l’inclusion. Il offre à tous, peu importe sa religion, sa nationalité, sa culture, sa situation sociale, de quoi manger. C’est toute une révolution.

2018-B-Mc 2, 13-17 -samedi 1ière semaine ordinaire - Lévi ou l'appel d'aller vers le vide

Lévi était expert en détournement de fonds public; c’était son seul diplôme universitaire, son seul doctorat. Sa réponse rapide à l’invitation de Jésus semble indiquer qu’il éprouvait, malgré sa renommée, un grand vide intérieur. Un vide existentiel. Ce sentiment de vide fut le point de départ d’une «carrière» d’imitation de Jésus qu’il n’avait pas prévue. Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions (Clément d’Alexandrie).

2018-B-Mc 4, 35-41- samedi 3e semaine ordinaire- avis de tempête

L’évangile parle de tempêtes. Aujourd’hui, nous parlons d’ouragan, de cyclone, de typhon, de catastrophe écologique. Mots différents, même réalité. Ça secoue. Ça brasse. Ça laisse décombres, destructions, désolations, effondrements. Ce matin, l’évangile décrit notre chemin quotidien. Notre vie se déroule en haute mer, non à l’abri de ports sûrs. Baptisés, nous recevons cette invitation à demeurer des rameurs experts et valeureux pour traverser vers une autre rive, malgré des vents contraires. Je te guide sur le chemin où tu marches, si tu y portes attention […], ta paix sera comme un fleuve (Is 47,18).

2017-A-Lc 17, 11-19 -mercredi 32e semaine ordinaire- revenir au Seigneur

De nos jours, on voit beaucoup de gens qui prient, mais, hélas, on n'en voit pas qui reviennent sur leurs pas et rendent grâce à Dieu. N'ont-ils pas été guéris tous les dix ? Où sont donc les neuf autres ? Cette remarque a été prononcée dans une homélie du XIIe siècle par le grand saint Bernard. Elle pourrait bien aussi caractériser l’attitude des priants d’aujourd’hui.

2017-A-Lc 21, 34-36 -samedi 34e semaine ordinaire- la beauté d'être éveillé

Sommes-nous fidèles à notre vocation ? Pourquoi êtes-vous ici ? Étonnantes questions. Pourtant, ce sont ces questions qui nous tiennent en éveil et qui nous évitent d’éprouver des heures de somnolence. C’est en gardant en éveil ces questions que nous pouvons entrer dans le mystère de Jésus. Les oublier, les laisser vieillir en nous, c’est comme marcher sur un chemin sans savoir où nous allons. C’est éprouver que Jésus n’est plus la raison d’être ultime de notre vie. Nous sommes invités, par vocation, à nous tenir éveillés. Que c’est beau.

2017-Lc 16, 9-15- samedi 31e semaine ordinaire- des eaux usées à transformer :

Quand vous verrez beaucoup de misères et de déchets dans la vie de quelqu'un, dites-lui qu'il y a des chances que ça donne de belles fleurs (Pierre Monier). L’évangile vient de nous présenter en ceux qui sont dénudés d'une belle apparence, un jardin où abondent de belles fleurs. À une autre époque, Péguy écrivait dans un langage poétique, que c'est avec des eaux usées que Dieu fait des eaux pures. C'est avec des eaux troubles qu'il fait des âmes transparentes.

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