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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Ordinaire

2019-C-Mc 3, 31-35- mardi 3e semaine ordinaire- vivre comme Marie et Jésus

Le message de Marc est clair et simple : personne n’est exclu de l’accolade de Jésus. Jésus n’est pas une simple personne qui amorce des discussions passionnées. Jésus est là pour offrir sa main à ceux qui lui présentent la leur. Il est là pour indiquer une route aux chercheurs d’un sens à leur vie, comme Nathanaël (Jn 1, 45-51). Il est là pour s’agenouiller devant ceux qui tombent sur le bord de la route (cf. Lc 10, 25-37), pour réconforter un cœur meurtri. Dans le désert, il est là pour nourrir une foule avant de la retourner chez elle (cf. Mc 6, 34-44).

2018-C-Jn 15, 15-17- funérailles- un vie offrande

Il est déjà venu en prenant la condition humaine […]; il reviendra de nouveau pour nous rendre participants de sa divinité. Tel est la foi chrétienne que nous rappelle ce temps de l’avent. Camille ne s’est pas contentée d’entendre ces mots : Jésus est venu, il reviendra. Elle a bâti sa vie sur le roc de cette parole. Dans les mots du pape François, sa foi n’était pas seulement un beau maquillage. Elle transfigurait tous les moments de sa vie, incluant les plus difficiles.

2019-C- Jn 2, 1-11- 2e dimanche ordinaire - noces de Cana, une épiphanie de beauté

Reprenons les paroles d'un père de l'Église : ils n'ont pas tout bu le vin, car nous en buvons encore aujourd'hui. Le premier geste-commencement de la vie publique de Jésus se résume à ceci : nous en buvons encore. Nous nous en émerveillons encore. Aujourd'hui, ce matin, ici, formant une communauté nuptiale, nous buvons encore de la compassion de Jésus pour nos manques. Nous buvons encore du vin de sa joie. Nous buvons encore son amour à être une présence signifiante dans nos vies. Nous nous émerveillons de son écoute de sa mère qui observait que la joie manquait. Ce récit trace la trajectoire de Marie et celle de Jésus.

2018-B-Lc 15, 1-10 -jeudi 31e semaine ordinaire- sortir, un mandat

Qui parmi nous mettrait sa maison sens dessus dessous pour trouver une pièce d’un cent ? Personne. On se dirait que ça ne vaut pas la peine. C’est une pièce sans valeur. Ce qui est sans valeur pour nous a beaucoup de valeur pour Dieu. Nous n’avons pas le regard de Dieu sur ce qui est sans valeur. On ne le dira jamais assez, pour lui, ce qui est sans valeur a beaucoup de valeur.

2018-B- Jn 6, 37-40- commémoration des défunts- la mort, un début d'un moi déployé

Toute vie humaine constitue une sorte d’itinéraire de Paris à Jérusalem, pour reprendre le titre de Chateaubriand. Toute vie est un itinéraire vers la Jérusalem de joie et de paix que chante le psaume 121. Toute vie est comme ramassée dans l’appel de Jésus devant le tombeau de Lazare : viens dehors. Viens à la vie. Ce cri résonne comme un «réveil matinal» lucide sur la vie. Il appelle à sortir progressivement des tombeaux de nos peurs de toutes sortes, de nos vies en forme de mort, pour entrer dans la plénitude de la vie.

2018-B-Mt 25, 31-40 -samedi 32e semaine ordinaire- Élisabeth de Hongrie

ésus souffrait d’une douleur mentale, pour utiliser le langage de sœur Battista, celle d’être incapable de détacher son regard des rejetés, des mis à part de la société. Dans le dictionnaire DSM des maladies mentales, l’on retrouve cette maladie que l’on appelle la fixation. La personne vit en permanence le regard fixé habituellement sur elle-même. Je me souviens d’avoir reçu en consultation, durant plus de huit mois, une personne qui déplorait mesurer 1,51m. Elle aurait accepté 1,50 m ou 1,52m, mais non 1,51m.

2018-B-Lc 20, 27-40 -samedi 33e semaine ordinaire- se rassasier de ta Face

Cette affaire des sadducéens en discussion avec Jésus n’est pas comme un problème casuistique (pape François) de théologiens qui ne s’entendent pas sur la nature ou l’existence de la résurrection. Ce n’est pas un piège tendu à Jésus à travers cette femme qui a eu sept maris. C’est une question vitale, fondamentale, dont la réponse dicte une manière de vivre notre présent et donne une indication pour considérer quel avenir nous est réservé.

2018-B- Lc 21, 34-36 samedi 34e semaine ordinaire- tiens ton oeil ouvert

Tenez-vous sur vos gardes ! Restez éveillés, répète Jésus. Si Jésus insiste tant sur la vigilance, c’est qu’il connait bien nos cœurs. Nous nous laissons souvent accaparer par les soucis temporels, submergés par l’invasion de toutes ces nouvelles d’opacité qui finissent par endormir notre vie intérieure. Nos cœurs s’assoupissent rapidement.

2018-B-Lc 10, 17-24 -samedi 26e semaine - la joie du disciple

Réjouissez-vous. C’est un tonus protéiné dans un monde pessimiste où la complainte est un chant quotidien. Mais il ne faut pas nous tromper de joie.

En écoutant les disciples raconter leur réussite (ils voyaient les démons leur être soumis), une question surgit : leur joie est-elle une vraie joie ? À bien lire Luc, leur joie semble surgir de leur gloriole, celle d’avoir bien réussi la mission que Jésus leur a donnée. Elle repose sur leur émerveillement, voire leur surprise d’avoir réussi à anéantir les démons. C’est une fausse joie. La réaction de Jésus les invite à une autre joie.

2018-B-Lc 11,27-28 -samedi 27e semaine- ontologiquement fraternel

Qui fait partie de la parenté de Jésus ? Bien des parents à observer leur fils agir comme Jésus, se poseraient des questions sur la santé mentale d’un fils si extraordinaire, voire si extravagant. Et nous, quel regard portons-nous sur ce fils ?

C’est celui d’une double fraternité. Il y a celle de sang qui nous identifie à un père, une mère, à une famille. Il y a une autre fraternité qui n’exclut personne. Elle est dite universelle. Charles de Foucauld se présente comme frère universel. Sans rejeter les siens, Jésus s’identifie à la seconde fraternité, celle qui est toujours à construire, jamais réalisée.

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