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Carême

2024-B-Mc 1 12,15-dimanche 1iere semaine CARÊME- tenter de faire le bien

L’abbé Pierre a écrit dans son testament : nous venons sur terre pour apprendre à aimer. Il ajoute l’enfer, c’est se couper des autres. Nous n’en finissons pas de nous couper des autres. Jésus a fait le choix de la liberté en refusant le chemin du pouvoir, de la suffisance et de l’orgueil. Il refuse la tentation de se refermer sur lui, de vivre d’une façon mondaine dans l’illusion qu’il est tout-puissant, autosuffisant. Il refuse la tentation d’être le centre du monde, de paraître autre que ce qu’il est. Jésus est humain et c’est humain de ne pas mal agir.

2024-B-Lc 5, 27-32- samedi des CENDRES- descendre

Ce temps est souvent considéré comme une montée vers Pâques. Si c’était une descente, cette loi du mouvement descendant, écrivait Simone Weil, que Dieu nous offre à vivre durant cette quarantaine. Une descente vers la résurrection. Toute transformation commence par-soi-même. En soi-même. L’avenir sera différent si nous rendons le présent différent (Peter Maurin). L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous faisons aujourd’hui. Nous ne pouvons avancer que s’il y a du « dedans », une profondeur en nous qui donne sens à notre quotidien.

2024-B-Mc 8, 1-10- samedi de la 5e semaine ORDINAIRE-de la dynamite

Personne n’a le dernier mot sur ce geste de Jésus de nourrir tant de monde. Personne ne peut mettre la main sur Lui (Jn 7, 30). La plus grande tentation et elle est réelle, serait de matérialiser, de réduire le Vivant à quelque chose que l’on fait, que l’on consomme, que l’on possède. Ce geste n’est pas à comprendre comme une barre énergétique, du bonbon, fut-il du pain, que Jésus distribue à la foule

2023-A-Jn 11, 45-57- samedi de la 5e semaine CARÊME-tu te dois à autrui (levinas)

Jamais personne, écrit Ernest Renan en choquant les pontifes religieux de son époque du X1X siècle, autant que Jésus n’a fait prédominer dans sa vie l’intérêt de l’humanité sur les vanités mondaines. Il n’en est pas né de plus grand que Jésus. C’est avec ce renversement complet de perspective que nous entrons dans cette semaine sainte.

2023-A-Jn 11, 1-45 - dimanche de la 5e semaine CARÊME- sors de ton tombeau

Que voyons-nous dans ce geste de Jésus ? Jésus appelle à enlever les pierres dans nos vies. Enlevez la pierre. Le message de ce matin est aveuglant. Jésus nous appelle à enlever les pierres de tout ce qui sent la mort en nous. L’hypocrisie avec laquelle nous vivons la foi, c’est la mort. La critique destructive des autres, c’est la mort. La marginalisation des pauvres, c’est la mort.

2023-A-Jn 5, 17-30- mercredi de la 4e semaine CARÊME- l'oeuvre de Jésus

Loin d’être un déviant religieux, Jésus est un fervent croyant, initiateur plutôt que réformateur, d’une pratique religieuse axée non sur la maladie de l’apparence, mais sur un comportement nouveau caractérisé par la fraternité. Le seul programme de Jésus n’est pas de vivre les yeux au ciel, détaché des réalités vécues en bas. Il se bat contre ceux qui se sentent meilleurs parce qu’ils vont au temple, à la messe (cf. Lc 18, 9-14). Il prône comme programme la fraternité, un vivre ensemble. Il refuse de s’enfermer dans une forme spécifique d’une pratique religieuse réservée aux parfaits. Telle est la conviction centrale qui court du début à la fin des évangiles.

2023-A-Jn 9, 1-41- dimanche de la 4e semaine CARÊME- voyage intérieur

Il s’agit beaucoup plus que de la guérison d’un aveugle-né. L’évangéliste décrit le voyage intérieur d’un homme perdu dans les ténèbres jusqu’à ce qu’il rencontre Jésus, la Lumière du monde.

Au début, tout ce que l’aveugle peut dire aux chefs religieux qui l’interrogent : l’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a frotté les yeux (v.11). Je ne sais qu’une chose, j’étais aveugle et maintenant je vois. Il n’en sait pas plus. Il ne sait pas qui il est, ni d’où il est, mais il m’a ouvert ses yeux.

2023-A-Mt 5, 17-19 -mercredi de la 3e semaine CARÊME-avons-nous l'esprit de Jésus ?

Dans un livre récent, le cardinal Hollerich, rapporteur spécial du synode sur la synodalité,[1] écrit qu’il nous faut un nouveau langage qui doit être fondé sur l’Évangile. Quand je lis ce passage et d’autres sur l’attitude de Jésus face à la loi, une question surgit en moi : qu’avons-nous fait de ce nouveau langage de Jésus ? De son attitude ? Sommes-nous fidèles à l’esprit de l’Évangile ou l’avons-nous mis sens dessus dessous ?

2023-A- Lc 18, 9-14 -samedi de la 3e semaine CARÊME- déconcertante nudité.

Il est question non de faire sa prière, mais de prière. Il est question de plus que de faire des choses pour Lui. De plus que de s’obliger à la récitation rituelle des psaumes pourtant nécessaire. De plus que d’être des bureaucrates de la prière, des fonctionnaires du sacré, des diplômés de la prière. Le mot « prière » est devenu une chose fonctionnelle et pieuse pour les croyants alors qu’il est, disent les maîtres spirituels, mouvement vers l’intérieur.

2023-A-Jn 4, 4-52- dimanche 3e semaine CARÊME- la religion de Jésus

Le monde a toujours été divisé, déchiré en groupes rivaux : chrétiens contre païens, catholiques contre protestants, croyants contre hérétiques, blancs contre gens de couleurs, hétéros contre homos. Etc. Au puits de Jacob, deux mondes différents se rencontrent. Rivalités entre des croyants (les juifs) et les non-croyants (les samaritains).

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