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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Ordinaire

2017-A-Mc 12, 38-44 samedi 9e semaine ordinaire- donner notre surplus ou notre nécessaire

Jésus ne fait pas la morale ce matin. Il offre une parabole de Pâques. De sa Pâque. Il se reconnait dans la veuve de l’évangile. Son geste est révélation de ce qui va lui arriver. En s'empressant de montrer ce geste passé inaperçu à ses disciples, il leur disait indirectement ce qui va lui arriver, après leur avoir fait un portrait impitoyable des scribes qui dévorent les biens des veuves. Jésus ne dénigre pas les scribes parce qu'ils ont mis de leur superflu dans le tronc.

2017-A-Mt 5, 13-16 mardi 10e semaine ordinaire- l'obscurité n'éteint pas la lumière

Dans son livre Juste avant l'aube (Éd. Cerf, Paris, 2017), l'auteur Ibrahim Alsabagh, o.f.m. cap., curé d'Alep, affirme que l'obscurité du monde ne peut éteindre la lumière quand elle est alimentée par la foi. Malgré la pauvreté extrême de sa paroisse, les paroissiens gardent le cap, avec des moyens rudimentaires, de «réchauffer» les plus blessés qu'eux. La spiritualité du noir ne conduit pas à la lumière. Elle ne fait qu'aggraver cette mouvance à s'apitoyer sur son sort, à broyer du noir.

2017-Mc 8, 14-21 -mardi 6e semaine ordinaire - thérapie choc

Que Jésus explique-t-il ? Qu’il ne faut pas réduire sa parole et ses gestes à ce que nous en comprenons. Vous ne comprenez pas. Jésus fait comprendre à ses disciples que son geste du pain multiplié est plus grand que ce qu’ils en voient. Vous avez des yeux et vous ne voyez pas. Il ne suffit pas d’avoir des yeux pour voir. Il y a tant d’yeux qui ne voient pas, parce qu’éblouis par ce qui brille. Ces yeux n’atteignent pas l’immensité de l’insondable. Il ne suffit pas d’avoir des oreilles pour entendre. Nos oreilles ne sont pas toujours ouvertes à l’Esprit de Dieu. Et puis qu’écoutons-nous ?

2017-A-Mc 9, 2-13-samedi 6e semaine ordinaire- sur quelle montagne, vivons-nous notre foi ?

D’abord une observation. Les proches de Jésus, à commencer par Pierre, Jacques et Jean, avaient déjà pris des habitudes : avec Jésus, ils se retiraient à l’écart pour prier. Revigorés, plus forts, ils redescendaient dans la plaine. Ils savaient. Ils croyaient savoir qui était Jésus.

2017-A-Mc 9, 30-37-mardi 7e semaine ordinaire- semeurs de zizanie ?

Quel carambolage que cette scène des proches de Jésus qui s'affrontent pour savoir qui est le plus important, qui a le plus d'influence auprès de Jésus ! Ce carambolage, en sourdine, si Jésus n'y avait mis un terme rapidement, aurait pu avoir des conséquences désastreuses. En tout groupe, il y a des résistances ouvertes, des résistances cachées, des résistances malveillantes (Pape, à la Curie, 22/12/16).

2017-A-Mc 10, 28-3- mardi 8e semaine ordinaire- frère universel

Disons-le, Jésus n’a rien contre la famille. Le pape vient d’y consacrer une importante exhortation apostolique. Mais cet appel rejoint l’aventure de Jésus. Il est sorti du Père, a quitté une résidence luxueuse pour se trouver sans logis, sans demeure où se reposer (cf. Mt 8, 20). Sa sortie inaugure l’arrivée d’un grand nombre de frères (Rm 8, 29). À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jn 1, 12).

2017-A-Mc 2, 13-17- samedi 1er semaine ordinaire -Lévi ou réformer ce qui est déformé

Nous aimons tous des histoires qui finissent bien. Cette page nous en offre une très belle, presque inimaginable. Jésus ne rend pas beau ce qui est laid en Lévi. Il ne rend pas bon ce qui est mauvais. C’est une belle histoire de transformation comme celle d’un Saül, tombé de son cheval. Histoire qu’on retrouve au cœur de tous les témoignages d’hommes et de femmes qui ont vraiment rencontré Jésus. Jésus nous parle de transformation. De renversement à 180 degrés.

2017-A-Mc 2, 23-28 -mardi 2e semaine ordinaire- Jésus est toujours nouveau

Dans cette homélie que nous offre l’auteur de l’épitre aux Hébreux, on vient d’y lire que Dieu s’est engagé de façon irrévocable ...à nous combler de bénédictions. Pour l’auteur de l’épitre, Dieu est une vraie bénédiction. Il est une vraie bénédiction quand il ne s’empresse pas à condamner des disciples arrachant des épis un jour de sabbat. C’est une incroyable largesse de considération qu’il fait à ses disciples.

2017-A-Mc 3, 20-21-samedi 2e semaine ordinaire - Jésus n'est pas un intellectuel de la religion

Demandons-nous ce matin pourquoi on accourt vers quelqu’un qui a perdu la tête ? La réponse me semble simple. Jésus n’est pas un de ces intellectuels de la religion (homélie, 13/12/16) qui complique la pratique de la loi. Il n’est pas l’un de ceux qui ajoutent détail après détail, amendement après amendement, prescription ou interdiction à l’infini.

2017-A-Mc 3, 31-35 mardi 3e semaine ordinaire- s'ouvrir à l'imprévu

Marc souligne par deux fois (v. 31 et 32) que sa mère et ses frères sont dehors. Dehors, non pas au sens extérieur, mais dehors au sens qu’à leurs yeux, Jésus est fou (Mc 3, 21). Les gens de chez lui (v.21) ne reconnaissent plus Jésus tant il déroge à l’éducation qu’il a reçue. Son comportement est déraisonnable, inconcevable, anormal. Pour ses parents, Jésus a tellement changé qu’il a besoin d’être saisi (v.21), d’être ramené à l’ordre. Voilà le message central de ce passage. Jésus est tellement hors-norme que sa famille, les gens de chez lui veulent le ramener à la raison.

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