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Carême

2019-C-Lc 11, 29-32- mercredi 1ière semaine carême- Jonas

Dès qu’on m’invite à m’engager dans une cause, une question surgit : pourquoi moi ? Il est facile d’énumérer une kyrielle de raisons pour ne pas accepter de s’engager socialement, humanitairement, dans sa paroisse. S’impliquer dans une cause soulève beaucoup d’hésitations. Que ce soit de s’engager dans une vie de couple, d'avoir des enfants, de s’engager dans la vie religieuse ou dans une activité sportive, cela exige un don de soi.

2019-C-Mt 5, 43-48 -samedi 1ière semaine carême- unifier le divin et l'humain

Frère, tu aimes tes ennemis de telle façon que nul ne discerne quelle différence il y a pour toi entre eux et tes amis. Ces mots sont d’un saint évêque du IVe siècle, Zénon de Vérone. Dit autrement : que personne ne distingue une différence en nous entre aimer Dieu et aimer nos ennemis, nos opposants. Dieu, par sa demande d’aimer nos ennemis, a unifié en nous l’humain et le divin. Voilà le projet de notre carême qui nous est présenté aujourd’hui

2019-C-Mt 20, 17-28 mercredi 2e semaine du carême- fatigué de vivre avec soi-même ?

Voici deux fils qui ont quitté leur père sur-le-champ. Leur mère, elle, ne les a pas lâchés. Comme toute mère, elle avait de grands rêves pour ses deux fils. Elle faisait du lobbying. Elle rêvait de voir ses deux enfants chéris en haut de la pyramide, occuper les meilleures places aux côtés de Jésus, l’un à droite et l’autre à gauche (cf. Mt 20, 20-21). Ces deux fils avaient tellement de caractère qu’ils ont même demandé à Jésus de faire descendre le feu du ciel sur un village samaritain inhospitalier (cf. Lc 9, 54). Jésus, lui, les surnomma les fils du tonnerre (cf. Mc 3, 17).

2019-C-Lc 15,1-3; 11-32 - samedi 2e semaine du carême- celui qui dénoue les noeuds

Ce texte n’a jamais fini de nous parler. Il faut toujours nous assurer qu’il nous parle encore, qu’il ouvre une porte encore inédite de sens. Monte en moi cette prière de Charles de Foucauld, que vous êtes bon, ô mon Dieu. Nous percevons ce Père comme miséricordieux. Nous comprenons rarement que Jésus vient de nous raconter l’histoire de la bonté. De sa bonté. Dieu seul est bon, dit Jésus au jeune homme riche (Mt 19, 17). Quand on accueille sans condition quelqu’un qui est tatoué de crimes, de révoltes ouvertes, cela demande de la bonté, de la tendresse.

2019-C-Mt 5, 17-19- mercredi 3e semaine carême- amendement constitutionnel

Aujourd’hui, Jésus nous invite au dépassement qui inscrit l’infini du désir de Dieu dans le quotidien de nos vies1 pour citer Daniel Marguerat, un exégète protestant. Respecter une loi, mettre en pratique ces ordonnances, les garder [pour qu’elles soient] votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples (Dt 4, 5), c’est en soi tout un défi. Mais Jésus en rajoute. Il appelle à un changement radical, non à un changement de la loi, mais à un changement de notre relation à la loi.

2019-C-Lc 18, 9-14 -samedi 3e semaine carême-prière bavardage

Au siècle dernier, Padre Pio soulignait que c’est un coeur à coeur avec lui qui incite Dieu à nous écouter. Nos deux priants ne prennent pas ce chemin de la prière. Ils sont plutôt contaminés par leur relation avec eux-mêmes. L’un se trouve beau. Il fait l’éloge ce qu’il voit dans le miroir. Il se contemple. L’autre se trouve misé-rable, un peu découragé par la liste de ses laideurs. Il ne percevait pas la beauté de son hôte intérieur.

2019-C-Jn 5, 17-30- mercredi 4e semaine carême - il est minuit et cinq

Écoute et tu arriveras. La règle de saint Benoît s’ouvre sur un appel : écoute. Elle se conclut, et nous l’oublions, sur une affirmation : tu arriveras. Cela pourrait faire une belle devise de vie. Jean nous présente ce matin la devise privilégiée de Jésus, une autre belle devise de vie : si tu entends, si tu crois. Il écrit : celui qui entend ma parole est transféré (passé) de la mort à la vie. Dans sa première lettre, il écrit : nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie (1 Jn 3, 14).

2019-C-Jn 7, 40-53- samedi 4e semaine carême- être sur la croix plutôt que de la contempler

Jésus n’a pas froid aux yeux. Même si l’origine de cette expression demeure ambigüe, elle est comprise comme quelqu’un qui est audacieux, décidé, hardi. Dis négativement, ne pas avoir froid aux yeux se comprend comme quelqu’un qui n’est pas un lâche, pas un peureux. Cette attitude de Jésus a fait reculer les soldats. Ils furent impressionnés par ce qu’ils ont vu : quelqu’un d’humainement inimaginable. Cela les a transformés complètement.

2018-B-Jn 7, 40-53 - samedi 4e semaine carême - le temps est compté

Jésus n’a plus le temps de tergiverser. Il n’a plus de temps à perdre. Tout le monde politico-religieux en parle, on veut sa tête et ceux qui semblent se positionner pour lui sont ridiculisés. Pourquoi veut-on sa tête ? Pourquoi ceux qui lui portent une oreille attentive, sans pour autant être avec lui, sont-ils accusés de connivence ? La réponse est étonnante aux oreilles de notre culture d’aujourd’hui. Jésus est un humain, un homme d’ouverture aux autres. Jésus prend le temps de jaser avec tout le monde.

2018-B- Jn. 8, 31-42 - mercredi 5e semaine carême- perdu dans l'innommable

Quel violent affrontement entre Jésus et ses opposants. Il y a confusion entre croire en Jésus et croire qu’on a la foi. Il y en a, dit le verset précédent, beaucoup qui crurent en lui (v.30). Plusieurs aussi, ceux qui croyaient avoir la foi, manifestent brutalement, persistent à ne voir en Jésus qu’un dangereux révolutionnaire, un menteur. Tu n’as pas cinquante ans et tu as vu Abraham (v.57). Ce qu’on reproche à Jésus, c’est moins son «entêtement» à exprimer qu’il dit ce qu’il a vu chez [son] Père (v. 38), mais plutôt son infidélité au respect de la tradition. On lui reproche de demeurer accessible aux impurs.

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