Date:
Mardi, 23 avril, 2019 - 11:15
Des renards 

« Et si douter était une preuve de foi… »
« Faire des Pâques de renard! »
Jadis on parlait ainsi de ceux qui, le dimanche suivant Pâques, se précipitaient au confessionnal et à la messe pour satisfaire de justesse au précepte de l’Église, car le temps prescrit se terminait ce jour-là. Aujourd’hui les « renards » se font de plus en plus rares car on a laissé tomber depuis longtemps les préceptes et même les interrogations à la « Thomas ». Notre époque est à la certitude scientifique et à la vérification expérimentale. Tout le reste n’est que souvenir d’une époque ténébreuse dissipée par la fameuse « révolution tranquille ».
Thomas, cet homme qui a osé douter publiquement, est bien sympathique car il vient rappeler crûment la nécessité du doute pour approfondir la foi. D’ailleurs il n’était pas le seul: tous les apôtres et les femmes, au matin de la Résurrection, voulaient « voir pour croire ».
« Seuls les crétins ne doutent pas, et les cadavres…! »
Douter, c’est reconnaître qu’aucun héritage ni aucune pratique religieuse ne nous donnent droit à la foi. Seul Dieu nous fait entrer dans son mystère. Comme Thomas, douter c’est, après avoir touché pour croire, accepter que soit plus réel encore ce qui est impalpable et dire: « Mon seigneur et mon Dieu ! »

(http:///Bernard St-Onge / www.railleries.ca)
(extrait du bulletin paroissial de l’église de Sainte-Clotilde et de l'église de Saint-Clément)