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2025-C- Mc 10, 13-16 - samedi de la 7e semaine ORDINAIRE- intégrer le négatif

Année - C- samedi de la 7e semaine ORDINAIRE (litc07s.25)  

Mc 10, 13-16 intégrer le négatif.

Jésus ne manque pas de sensibilité envers ceux qui ne sont pas rentables pour la société. Il est tellement indigné du peu de respect qu’on leur accorde qu’il lance un appel qui fait toutes choses nouvelles (Ap 21, 5). Ce qui est nouveau dans ce geste, c’est d’entendre Jésus exprimer que les rejetés sont précieux à ses yeux (Is 43, 4). Cet appel nous plonge dans l’océan insondable de la sensibilité de Jésus. Un rabbin exprime que nous ne savons plus comment nous pencher aussi bas que Jésus. Cet appel est très actuel. Des millions d’enfants sont contraints à travailler. L’abus des mieurs est un acte atroce[1].

Si Jésus accorde tant d’importance aux délaissés, qu’ils soient des enfants, des migrants, des sans-abris, des personnes oubliées, opprimées, pour différentes raisons, même des raisons religieuses, c’est que lui-même est petit. Il est né dans un village inconnu, non dans un palais spontueux, de parents modestes. Le Père, dit Madame Acarie, a rendu petit son fils.

Ce qui est nouveau, c’est que des personnes imparfaites, en situation de rejet ont de la valeur aux yeux de Jésus. Jésus voit dans ce qui est négatif du positif. Il brise la division entre parfaits et imparfaits, purs et impurs, totalement bon ou totalement mauvais. Ils sont les plus aimés du Père[2]

François d’Assise a perçu cette nouveauté quand il intuitionnait que Dieu pouvait être trouvé en toutes choses, même celles que notre religion et notre culture poussent à rejeter. Laissez venir à moi  annonce la direction à sa mission : celle d’abaisser nos regards jusqu’à voir jaillir dans les yeux des exclus des étincelles de lumière. Des étincelles d’espérance.

Laissez venir à moi est une annonce de bonheur, un chemin de béatitude, un chemin ecclésial en direction des pauvres, des laissés pour compte de la vie, de ceux qui ont le cœur brisé, la remise des dettes pour les pays en développement (bulle de l’année sainte 2025).

Dès sa première prise de Parole dans le temple, Jésus fait de l’intégration du négatif (père Richard Rohr, ofm ) la pierre angulaire de ses prises de parole. Il m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, aux malades, aux estropiés, au peuple dont la dignité leur a été enlevée. Le cœur de l’Évangile est que Jésus a redonné de la dignité aux imparfaits. Paul parle de la faiblesse comme une force (2 Cor 12, 10).

L’attitude de Jésus ouvre un chemin d’espérance. Celui qui a l’espérance vit différemment ; une vie nouvelle lui a déjà été donnée (Spe salvit # 2). Martin Luther King exprime bien ce que fut la vie de Jésus quand il dit : si je peux aider quelqu’un en chemin, si je peux réconforter quelqu’un avec un mot ou une chanson... alors ma vie n’aura pas été vécue en vain. Dieu, a exprimé l’évêque épiscopalien devant le président élu qui n’a pas digéré d’entendre cela, nous donne la force et le courage d’honorer la dignité de chaque être humain.  

Le présent jubilé invite à être des semeurs d’espérance pour ceux qui vivent dans les prisons, qui sont malades ou en marge de notre société. Chaque jour, il faut travailler nos yeux pour découvrir et raconter les multiples histoires porteuses de bien, cachées dans les plis de l’actualité[3]. Jésus a commencé un mouvement afin de redonner de la dignité aux petits. Poursuivons son chemin. AMEN.

 

Évangile: 
Année: 
Pérode: 
Date: 
Monday, 24 February, 2025

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