You are here

2025-C-Lc 6, 17, 20-26- dimanche de la 6e semaine ORDINAIRE- les maximes de l'Évangile

2025-C- 6e dimanche ORDINAIRE (litco06s.25)

Lc 6, 17, 20-26 : les maximes de l'Évangile (Marie de l'Incarnation)

Veux-tu être heureux, demandait le pape Jean XX111, donne du bonheur aux autres. Le Sermon sur la montagne est une thérapie de changement, une médication pour donner du bonheur aux autres. En descendant de la montagne, Moïse a donné une loi de bonheur (Ex 20, 1-17) (Dt 5, 6-21). En descendant de la montagne, Jésus nous offre un autoportrait de qui il est. Cet homme pour les autres (Dietrich Bonhoeffer) peaufine la loi de Moïse et la présente comme la chartre d’une contre-culture qu’il décrit dans la parabole des invités de la noce (Lc 14, 15-24).

Devant le refus des invités, Jésus envoie chercher les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. Si nous recevons cet appel de Jésus comme un devoir à accomplir, nous vivrons ce chemin comme un poids écrasant. Jésus offre des poteaux indicateurs pour notre vie chrétienne tant personnelle que collective. Paradoxe, la radicalité de ce chemin de bonheur ouvre sur le vrai bonheur.

Une étude[1], après avoir interrogé plus de cent personnes de tout niveau social, atteste que le moteur d’une vie heureuse n’est pas le moi, moi, moi, mais plutôt la qualité et profondeur de nos relations aux autres. Une vie véritablement heureuse n’est pas synonyme de réussites et de succès financiers. Ce qui rend heureux, c’est une vie débordante d’humanisme. Jésus nous offre les clés pour vivre heureux : savoir faire du bien aux autres qu’ils soient rabougris, bafoués, humiliés, méprisés, réduits en servitude. À quoi ressembleraient nos vies si nous n’aidions, visitions, ne soulagions jamais les autres ?

Nous portons beaucoup d’attention à ce que nous n’apprécions pas. Jésus propose comme chemin de bonheur de porter attention à ce que nous sommes pour les autres. Autour de nous les faux prophètes de bonheur, les influenceurs de bonheur sont applaudis, adulés, recherchés. Ils vantent la recherche du pouvoir et du paraître, du succès et de la gloire.

Les Béatitudes sont repoussantes si nous les recevons comme des devoirs à accomplir. Elles permettent aux chrétiens, vivant dans une société qui ne l’est plus, de murmurer dans les cœurs un royaume de justice, de paix, d’entraide, de compassion et d’être une sorte de sève vivante dans les veines du monde. Jésus dans la plaine indique à la foule, à chaque personne d’être attrayant de bonheur. Voilà la manière dont Jésus sauve le monde.

C’est une description de ce qu’est ou devrait être la manière de vivre de chaque personne, chrétienne ou pas. L’humain, par nature, est bon, soucieux de l’autre, pacifique, non violent, juste. Ce texte ne laisse pas tranquille. Il est révolutionnaire. Rejeter cette déclaration, c’est satanique. Il est une clé pour évaluer si nous menons une vie humaine ou inhumaine, heureuse ou malheureuse. Quand l’esprit de ce texte fut prononcé lors de la journée inaugurale du président Trump par l’évêque épiscopalien, il fut reçu comme communiste.

Jésus révèle le chemin de la vie, ce chemin qu’il parcourt lui-même, plus encore, qu’il est lui-même, et il le propose comme ce chemin du vrai bonheur. Pendant toute sa vie, de sa naissance dans la grotte de Bethléem jusqu’à sa mort sur la croix et sa résurrection, Jésus a incarné les Béatitudes.

Chaque fois que nous sommes béatitudes, le cœur de notre monde se dilate et connaît une joie qui n’est plus seulement humaine, mais la joie de vivre comme Jésus. AMEN 

 

Évangile: 
Année: 
Pérode: 
Date: 
Tuesday, 11 February, 2025

Add new comment

Plain text

  • No HTML tags allowed.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Lines and paragraphs break automatically.
Image CAPTCHA
Enter the characters shown in the image.