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Messages de l'Évêque

MESSAGE DE MGR NOËL SIMARD

POUR LA JOURNÉE DES MALADES

11 FÉVRIER 2017

 

Le 11 février 2017, en la fête de Notre-Dame-de-Lourdes, sera célébrée dans toute l’Église et particulièrement à Lourdes, la 25e Journée mondiale des malades, sur le thème : « Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit : Le Tout Puissant fit pour moi de grandes choses (Lc, 1, 49)».

 

Pourquoi ce thème? Est-il possible de s’émerveiller et de rendre grâce à Dieu lorsque la maladie nous afflige, lorsque la souffrance nous atteint dans notre corps et notre cœur?

 

D’abord le pape François, dans son message pour cette 25e Journée des malades, veut nous rappeler que Dieu fait et continue de faire de grandes choses dans et à travers les malades et ceux et celles qui souffrent, car, comme le pape l’écrit si pertinemment :

« Chaque malade est et reste toujours un être humain et doit être traité comme tel. Les infirmes, comme les porteurs de handicaps même très lourds, ont leur inaliénable dignité et leur mission dans la vie, et ne deviennent jamais de simples objets, même si parfois ils peuvent sembler seulement passifs, mais en réalité ce n’est pas ainsi. »

 

 

Et je tiens à le répéter, les personnes malades ou handicapées ont leur propre dignité et leur propre mission. C’est pourquoi, qui que nous soyons, membres de la famille, aidants naturels, médecins, personnel infirmier, bénévoles, etc., nous devons nous mettre toujours en relation avec la personne malade comme avec quelqu’un qui a certes besoin d’aide mais qui « porte en elle un don personnel à part égale avec les autres.»

 

Les personnes malades, handicapées, souffrantes, nous inspirent non seulement en démontrant courage et acceptation de leurs souffrances et de leurs fardeaux, mais souvent en témoignant dans la joie et l’espérance de leur foi en la vie. En offrant au Seigneur leur condition et en priant pour l’Église et sa mission, elles sont elles-mêmes des disciples-missionnaires contribuant à la mission de l’Église envers les derniers, les souffrants, les exclus, les marginaux.

 

Le pape François veut aussi nous inviter à rendre grâce à Dieu pour toute l’œuvre de miséricorde et de compassion accomplie auprès des malades par les médecins, les infirmières et infirmiers, les bénévoles et les familles, les aidants naturels et les personnes consacrées au service des malades et des indigents.

 

C’est donc pour nous l’occasion de manifester notre appréciation à tous ceux et celles qui, dans notre monde et notre Église, manifestent la solidarité du Christ à l’endroit des personnes souffrantes et malades et qui se font auprès d’elles ce Bon Samaritain qui leur prodigue soins, compassion et sollicitude.

 

Puisse cette Journée nous donner l’occasion de nous faire proches des malades en leur rendant visite, en participant aux célébrations spéciales de l’Eucharistie et de l’onction des malades qui seront vécues en cette Journée ou dans les jours suivants, en priant pour eux et en contemplant en Marie, Salut des malades et Consolatrice des affligés, la « garantie de la tendresse de Dieu pour chaque être humain et le modèle de l’abandon à sa volonté » (Pape François).

 

Puisse cette Journée nous donner un élan pour contribuer à la diffusion d’une culture de la vie qui se porte à la promotion de la dignité de la personne humaine et à la défense de la vie de ses débuts jusqu’à la mort naturelle!

 

† Noël Simard

Évêque de Valleyfield

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MESSAGE DE MGR NOËL SIMARD À L'OCCASION DU LANCEMENT DE L'ANNÉE PASTORALE 2016-2017

 

Lancement de l’année pastorale 2016-2017

Attention on sort!… Pour notre foi, on sort!

 

 

 

Chers diocésains, chères diocésaines,

 

En 2012-2013, la vision diocésaine et les orientations pastorales s’articulaient autour du thème de la mission. Le diocèse tout entier était invité à travailler d’un même cœur et d’un même accord pour « engendrer et développer des Églises domestiques et paroissiales engagées dans la mission ». Et cette mission devait être comprise dans ses différentes dimensions : engagement au service du monde selon la doctrine sociale de l’Église, annonce première de la foi, approfondissement de la foi et célébration de la foi. L’énoncé de mission « Engendrer et former de nouveaux disciples qui cheminent en Église et s’impliquent dans sa mission » voulait engager progressivement le diocèse dans une nouvelle évangélisation, appelée à être inédite dans son ardeur, ses méthodes et son expression.

 

À cause de trois événements importants : Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation du 7 au 28 octobre 2012, le plan national de la CECC sur la famille et la proclamation de l’Année de la foi (faite le 11 octobre 2012 par Benoit XVI), les priorités devinrent la nouvelle évangélisation, la famille et la foi. Un plan pastoral fut établi. Le texte biblique qui animait ce mouvement était « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Pour la Nouvelle évangélisation, un projet concret pour les paroisses et les mouvements fut promu : mettre en place des cellules d’évangélisation.

 

En 2013-2014, les priorités pastorales étaient basées encore sur l’évangélisation et la famille. Mais l’Église diocésaine de Valleyfield souhaitait orienter son action pastorale afin que son annonce de la Bonne Nouvelle atteigne ceux et celles qui ne connaissent pas le Christ ou qui ne le suivent pas, et qu’elle continue de nourrir l’engagement et la ferveur de ceux et celles qui veulent toujours davantage marcher à Sa suite.

 

En 2014, le 2 juin, je publiais une lettre pastorale sur l’organisation et les défis pastoraux actuels de notre Église diocésaine. Dans cette lettre, je rappelle la situation de notre Église locale, donne le contexte et les causes de la crise tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’Église, et lance l’appel à faire Église autrement. Car, comme je l’écris dans la lettre (et c’est toujours d’actualité), « le contexte social et ecclésial nous oblige à une conversion pastorale qui fait appel à la solidarité dans la communion et à la fécondité missionnaire ».

 

J’y écris aussi : « Notre Église locale est-elle missionnaire, une Église en sortie, préoccupée de rejoindre les personnes qui sont à la périphérie ou exclues du dialogue social? Sommes-nous prêts à faire le passage d’une Église du nombre à une Église du signe, une Église qui soit le signe de la présence du Royaume dans le monde, une Église ferment ou levain, participant aux changements et aux défis du monde? »

 

Et l’orientation proposée pour faire Église autrement fut un changement de structures et la proposition de la mise en place d’unités pastorales. Cette expérience est maintenant rendue au point de l’évaluation.

 

En 2015-2016, la priorité était la famille : « travailler ensemble pour trouver des moyens de promouvoir la famille et d’accompagner les familles éclatées ou aux prises avec de sévères problèmes ». Mais des événements nous ont orientés vers des actions pastorales bien déterminées : l’Année de la Vie consacrée, l’ouverture du Jubilé de la Miséricorde, la lettre Laudato Sì sur la sauvegarde de notre maison commune. J’ai publié à cette fin une lettre pastorale sur le Jubilé de la Miséricorde, une lettre pastorale sur le sacrement du pardon, et j’ai fait la promotion d’un document publié par les Chevaliers de Colomb Construire l’Église domestique : La famille pleinement vivante.

 

En 2016, la Joie de l’Évangile et le document Tournant missionnaire des communautés chrétiennes du Conseil Communautés et Ministères de l’AECQ nous pressent d’agir pour que notre Église devienne vraiment une Église missionnaire et en sortie, et pour que nous vivions vraiment une conversion pastorale et missionnaire : une conversion des cœurs, une conversion des mentalités et des attitudes, une conversion des structures, une conversion du regard, une nouvelle vision.

 

Avec l’apport de l’abbé Gilles Routhier, nous avons déjà entrepris une démarche pour prendre ce virage qui signifie une conversion, un changement. Aujourd’hui, nous réfléchissons ensemble sur les moyens et les voies concrètes pour prendre ce tournant missionnaire qui a pour but d’amener dynamisme, souffle et espérance à nos communautés chrétiennes.

 

Avant d’entreprendre avec vous cette réflexion, j’aimerais vous dire un immense merci pour votre engagement, votre dévouement et votre foi en l’Église. En dépit des difficultés que nous vivons, en dépit des ressources humaines et financières limitées, vous continuez à marcher ensemble à la suite du Christ et à faire vivre vos communautés chrétiennes.

 

Mes visites pastorales dans toutes les paroisses m’ont permis d’être témoin et de rendre grâce au Seigneur pour tous ces trésors de générosité et de bonté déployés pour que la Joie de l’Évangile éclaire les cœurs et les âmes de nos frères et sœurs en humanité.

 

Le Jubilé de la Miséricorde qui va se terminer en novembre a été vraiment l’occasion de grâces et de conversion et de transformation des cœurs, l’occasion de grâces de transformation des communautés par la pratique des œuvres de miséricorde.

 

Mais il y a beaucoup à faire, et nos énergies diminuent. Que faire? Quelle direction prendre? Qui nous guidera? Le miracle de la Pentecôte qui nous présente la scène d’une Église en sortie, d’une Église missionnaire, d’une Église du grand large et rajeunie, peut-il se reproduire? Malgré les nombreux défis qu’elle doit affronter tant au plan pastoral que financier, notre Église diocésaine de Valleyfield, qui célèbre cette année son 125e anniversaire de fondation, met le cap sur la mission et se tourne vers l’avenir avec courage et audace. Plus que jamais, elle a besoin de votre soutien spirituel et de votre engagement pour inventer des voies et des chemins nouveaux pour revitaliser nos communautés chrétiennes et pour rejoindre les familles, milieux incontournables de vie pour la transmission de la foi. Si nous voulons que le trésor de la foi soit légué aux jeunes d’aujourd’hui et aux générations futures, si nous voulons que le message de Jésus touche les cœurs brisés et assoiffés de lumière, de paix et de justice, si nous voulons que notre Église soit présente et signifiante dans notre société, il est crucial de la soutenir et de s’engager, et de prendre le tournant missionnaire. C’est une question de Vie et d’avenir.

 

 

Attention on sort!… Pour notre foi, on sort!

 

Qu’est-ce que cela signifie concrètement, en se référant aux quatre axes de l’ÉPAM?

 

I - Axe du Christ-Roi : Engagement et solidarité.

Champs d’action : Ministère de la charité, gestion des ressources humaines et financières, soutien administratif, gestion du patrimoine.

 

Attitudes possibles :

-          Peur, pessimisme, fatalisme, méfiance?

-          Un contexte plus difficile ou différent?

-          Résignation ou réalisme?

-          Courage face aux défis et espoir face au tournant missionnaire (croire que l’Esprit peut créer un retournement, un changement, un grand vent…)

 

 

A - Remettre au premier plan le caractère missionnaire de l’Église 

 

Premier pilier : L’ordre socio-culturel religieux 

Nous sommes dans une nouvelle situation, un nouveau monde : nous sommes passés d’un monde de chrétienté à un monde sécularisé.Pensons par exemple au contact des jeunes avec la nature, leur notion du temps, leur langage, leurs symboles… Ce sont des êtres humais semblables à nous mais très différents dans leurs expériences et leur manière de vivre. Les figures institutionnelles de l’Église ne peuvent plus être les mêmes. Il nous faut passer d’une opération de sauvetage et de sauvegarde à une situation où il faut élaborer par des gestes, des actions et un renouveau missionnaire une nouvelle manière d’être Église.

 

Il faut penser à une pastorale avec de nouveaux moyens et non avec des moyens d’un monde qu’on est en train de quitter… «  Si la réaffectation du patrimoine bâti et la conversion des immeubles représentent un défi de taille, la conversion missionnaire de l’Église, de ses habitudes, de ses pratiques, de ses attitudes et de son style constitue un défi encore plus grand…d’où la sortie progressive des temps de chrétienté et la nécessité de renouveler notre mémoire missionnaire, c’est-à-dire « retisser les liens avec la période missionnaire qui a marqué notre Église, alors que tout était à inventer et à créer » (Le Tournant missionnaire, p.9).

 

Deuxième pilier : Les fondements de l’action missionnaire 

Par sa nature, l’Église est missionnaire. Il ne s’agit pas d’un nouveau slogan, mais du ré-enracinement en profondeur de l’Église dans ce qui la fonde, dans sa nature propre et son origine théologale : le dessein du Père, la mission du Fils et du Saint-Esprit. La finalité de l’activité missionnaire ne peut être que la vie, la joie et le bonheur des hommes, des femmes et des enfants d’aujourd’hui : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie et la vie en abondance ( Jn 10,10). C’est Dieu qui envoie, un Dieu tourné vers l’humanité qu’il a tant aimée. « À la source de la mission, il y a l’amour de Dieu, son désir de bonheur pour le monde. À la source de l’activité missionnaire, il y a l’amour pour l’autre, la bienveillance de Dieu pour l’humanité sur laquelle il se penche en vue de panser ses plaies » (Le Tournant missionnaire, p.11).

 

L’Église n’est que l’agente d’une action qui est celle de Dieu. Aussi, « elle doit être attentive et disponible à l’initiative de l’Esprit qui la précède et qui l’envoie, l’invitant à sortir à et aller aux périphéries » (id.). Le cœur, le centre, l’essentiel de l’activité missionnaire, c’est l’amour et la miséricorde de Dieu à annoncer et à mettre en pratique. Cela suppose un décentrement par rapport à elle-même (sortir de son monde, de ses programmes, son organisation, ses règles, son langage) et aller vers l’humanité qu’elle est appelée à servir.

 

B – La rencontre des pauvres et l’attention à leur réalité

La Joie de l’Évangile nous renvoie principalement à deux lieux de promotion : la fréquentation de la Parole de Dieu et la proximité avec les pauvres. Au sujet de la rencontre avec les pauvres et de l’attention à leur réalité, le pape François écrit : « Ils (les pauvres) ont beaucoup à nous enseigner. Il ne s’agit pas ici simplement d’engagement, d’actions ou des programmes de promotion et d’assistance (Société St-Vincent-de-Paul, comptoirs d’entraide, guignolées, maisons de dépannage, entraide missionnaire, etc.), mais de se laisser évangéliser par les pauvres, de les écouter, de marcher avec eux, de les accompagner matériellement ou spirituellement (par exemple l’accueil des réfugiés, les mouvements Foi et Partage et Foi et Lumière).

 

C - Soutien administratif et gestion du patrimoine

L’Église doit être une mère au cœur ouvert (La Joie de l’évangile 46-49), une Église aux portes ouvertes (idem), une Église qui ne soit pas une douane mais une « maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile » (La Joie de l’évangile 47).

 

Cela signifie revenir aux sources, au cœur de l’Évangile et réajuster ses moyens, son style et ses formes institutionnelles. Cela exige « une évaluation missionnaire de toutes nos structures et pratiques administratives pour voir si elles manifestent le cœur de l’Évangile, l’accueil de toute personne et la sortie missionnaire » (Le Tournant missionnaire, p. 19), afin d’opérer une conversion des cadres juridiques, de l’organisation ecclésiatique, des pratiques administratives, des modes de financement et des lieux d’investissement.

 

Quelques questions :

 

Ø  L’organisation de notre action pastorale est-elle calquée sur la manière d’agir des grandes administrations publiques, ou repose-t-elle sur des liens personnels et un souci de rejoindre le vécu et la réalité des gens?

Ø  La proximité avec la vie des familles et des milieux est-elle un critère central de nos aménagements pastoraux ou de nos restructurations de paroisses?

Ø  Nos programmes paroissiaux tels qu’ils existent permettent-ils le virage missionnaire?

 

Chant : Allez, je vous envoie

 

 

II - Axe du Christ-Prêtre : Célébration, louange

 

L’Église n’est que l’agente d’une action qui est celle de Dieu. Le christianisme n’est pas une religion de l’effort humain, mais de la grâce divine. L’existence chrétienne ne consiste pas d’abord dans un effort humain, inquiet et tendu, mais dans l’accueil du don de Dieu qui a la puissance de transformer une vie : Si tu savais le don de Dieu

 

Comme le rappelle saint Paul aux Éphésiens : « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu » (Ep 2, 8). Être chrétien, ce n’est pas d’abord une tâche à remplir, une liste de choses à faire, c’est surtout d’accueillir, par le moyen de la foi (une foi imprégnée d’espérance et d’amour), le don immense qui nous est offert gratuitement.

 

Vivre l’Évangile, c’est apprendre à recevoir, au cœur de ses limites et de sa fragilité humaine, toute la richesse de l’amour miséricordieux de Dieu, se laisser jour après jour transformer par Lui, répondre librement et généreusement à cet amour, et le partager avec ceux et celles que le Seigneur met sur notre route.

 

Le désir de Dieu est de se révéler et de se communiquer; la joie de Dieu consiste à trouver des cœurs qui accueillent, dans la confiance et la disponibilité, le don sans cesse renouvelé de son amour.

 

Nous avons besoin d’apprendre à recevoir, à laisser Dieu être la source de ce que nous sommes et accomplissons. Apprendre à recevoir, à se recevoir soi-même, et tout recevoir de Dieu. C’est en apprenant à recevoir que nous pouvons donner le meilleur de nous-mêmes, car les qualités requises pour recevoir la grâce de l’Esprit Saint sont : la persévérance dans la prière, la confiance, l’humilité, l’obéissance, la pratique de la paix intérieure, le détachement, la gratitude et la capacité à vivre l’instant présent.

 

On parle d’une pastorale à genoux : elle doit être attentive et disponible à l’initiative de l’Esprit qui la précède et qui l’envoie. Le cœur et le centre, l’essentiel de l’activité missionnaire, c’est l’amour et la miséricorde de Dieu à annoncer et à mettre en pratique. Nous devons être des communautés priantes, et nous centrer sur le pilier de la Parole de Dieu, tant dans notre accompagnement spirituel que dans nos célébrations liturgiques.

 

Quelques questions :

 

Ø  Quelle place occupe la Parole de Dieu dans nos communautés chrétiennes, dans nos paroisses? Non seulement la Parole prêchée ou annoncée, mais la Parole écoutée, méditée, partagée…

Ø  Nos célébrations liturgiques sont-elles des lieux véritables de ressourcement dans la foi, la charité et l’espérance? Sont-elles des lieux où sont célébrées à la fois la présence du Christ ressuscité et le concret de la vie des gens?

Ø  Les temps et les lieux de célébration et d’engagement favorisent-ils un équilibre entre vie de prière et vie apostolique?

 

Chant : Allez, je vous envoie

 

 

III - Axe du Christ-Prophète : Évangélisation et transmission de la foi

Il faut convertir la pratique de chrétienté en une pratique missionnaire, comme nous le montre l’exemple de l’initiation chrétienne. Il nous faut repenser non seulement les parcours de formation à la vie chrétienne de tous les baptisés, à commencer par la catéchèse, mais aussi la formation des responsables pastoraux et des ministres ordonnés.

La conversion missionnaire exige une revision réelle de nos pratiques d’initiation chrétienne et d’évangélisation pour qu’elles répondent réellement aux demandes toujours particulières et contextualisées, et pour qu’elles ne soient pas des pratiques de « chrétienté » transposées en contexte missionnaire.

 

Quelques questions :

 

Ø  Le « catéchuménat baptismal » a-t-il suscité ou inspiré une revision de nos parcours de préparation aux sacrements, les trasformant en des itinéraires d’initiation chrétienne, capables d’impliquer activement les différents membres de la communauté et non seulement les différents sujets intéressés (Tournant missionnaire, p. 17)?

Ø  De quelle façon nos communautés chrétiennes se situent-elles aux côtés des parents, dans un devoir de transmission de la foi qui devient de plus en plus difficile (Tournant missionnaire, p. 17)?

Ø  Nos pratiques dans le domaine de la pastorale des sacrements (et des funérailles) sont-elles missionnaires?

Ø  De quelle manière les gens sont-ils accueillis dans nos presbytères ou secrétariats? De quelle façon leurs demandes sont-elles reçues?

Ø  Dans notre société de consommation, comment faire en sorte que tous les membres de l’Église se découvrent comme auteurs et protagonistes de l’évangélisation (Tournant missionnaire, p. 24)?

 

Chant : Allez, je vous envoie

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

La conversion pastorale et missionnaire exige de pratiquer un discernement afin de faire la volonté de Dieu, d’agir selon le plan de Dieu : c’est là tout le défi de cette conversion. Il nous faut donc initier un processus de discernement ecclésial, ce qui exige une participation de tous et de toutes, de tous les protagonistes de la mission, en particulier des jeunes et des femmes. Les valeurs, ou vertus nécessaires pour atteindre notre objectif sont la patience, la persévérance et la gratitude.

 

Accepter de prendre le tournant missionnaire, c’est accepter de changer… Il s’agit non pas de changer le message, mais de changer nos façons de faire, tant au plan de l’expression de notre foi que de nos méthodes et de notre style de vie. Il s’agit de se laisser transformer par l’Esprit et d’entendre cet appel missionnaire afin que nos efforts deviennent plus pertinents et plus efficaces.

 

Le changement n’est jamais facile. Mais la clé d’une gestion efficace, c’est de diriger le changement et non d’être mené par lui. C’est pourquoi, plus que jamais, il faut s’engager, être actifs et créatifs, confiants en la présence et l’action de l’Esprit du Ressuscité qui agit en nous et à travers nous… et comptant sur les uns les autres.

 

Être une Église en sortie n’est pas un choix, c’est un appel et une exigence. Il y va de l'authenticité, de la crédibilité et de la pertinence de notre foi, de notre Église aujourd’hui. On sort pour que notre foi grandisse et soit un flambeau et un phare pour note monde! On sort pour que la miséricorde de Dieu prenne visage en nous et à travers nous.

 

Pour notre foi, on sort!

 

 

     † Noël Simard

Évêque de Valleyfield

MESSAGE DE MGR NOËL SIMARD POUR LE LANCEMENT DE L’ANNÉE PASTORALE 2015-2016

25 août 2015 - église Sacré-Coeur-de-Jésus, Salaberry-de-Valleyfield

 

 

À vous tous et toutes qui participez au lancement de cette nouvelle année pastorale, la plus cordiale bienvenue! Cette rencontre nous donne une occasion précieuse d’approfondir les relations qui nous unissent de même que l’amitié qui s’enracine dans notre foi au Christ! Elle a aussi comme but de raffermir notre espérance et de regarder le futur avec sérénité. Elle nous offre cette possibilité de fortifier notre engagement dans la construction de communautés de foi vivantes et dynamiques et dans l’annonce de la Bonne nouvelle du Christ ressuscité.

 

Nous sommes confrontés aujourd’hui à d’importants défis mais nous ne sommes pas seuls pour les relever. Le Seigneur est avec nous et l’Esprit continue de souffler un vent d’amour, de paix et de joie dans notre monde et dans notre Église. Le pape François, non seulement nous invite à proclamer la joie de l’Évangile mais il est lui-même évangile de joie et de louange.

 

Cette année notre priorité est la famille : « La famille, j’y crois ». Plusieurs raisons motivent le choix de cette priorité. Premièrement, il y eut en octobre 2014 le Synode extraordinaire sur la famille qui avait pour thème : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». Cette année, du 4 au 25 octobre aura lieu le Synode ordinaire des évêques sur « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde moderne ». Y seront discutées de très importantes questions sur la famille, sur le mariage, sur la sexualité. Comme l’un des quatre délégués de la Conférence des évêques catholiques du Canada, je participerai à cette expérience exceptionnelle du Synode et je vous demande de prier pour moi et pour tous les évêques et les experts laïcs qui se pencheront sur les façons adaptées de présenter le message de l’Église sur la famille au monde actuel et spécialement aux jeunes générations.

 

Dans notre diocèse, nous voulons travailler ensemble pour trouver des moyens de promouvoir la famille et d’accompagner ces familles éclatées ou aux prises avec de sérieux problèmes. Je compte beaucoup sur vos idées, vos suggestions, vos projets et votre engagement.

L’année de la vie consacrée se terminera le 2 février 2016. Continuons à remercier le Seigneur pour toutes ces femmes et ces hommes qui, souvent dans l’ombre, donnent leur vie pour construire le Royaume de Dieu et pour être des témoins joyeux de l’Essentiel, de l’amour infini de Dieu.

 

Le 8 décembre 2015 débutera l’Année extraordinaire ou Jubilé sur la miséricorde, tel que promulgué par le pape François.  Dans un monde marqué par la violence, la haine, les guerres, le terrorisme et l’injustice, le pape François désire que les catholiques et toute personne de bonne volonté témoignent de l’amour miséricordieux de Dieu et reflètent la compassion de Dieu à travers leurs paroles et leurs actions. Il veut aussi que les catholiques redécouvrent la valeur et la nécessité du sacrement du pardon ou de la réconciliation.

 

Finalement la nouvelle lettre encyclique Laudato Si’ «  Loué, sois-tu » du Saint-Père François sur la sauvegarde de la maison commune nous lance un appel urgent à protéger l’environnement, à prendre soin de notre mère la terre, à construire un meilleur avenir aux jeunes générations, et à soulager la souffrance des pauvres et des exclus de nos sociétés modernes. Cela signifie un changement de style de vie plus simple et plus respectueux de la planète, et un réel souci pour notre mère la terre et pour nos frères et sœurs qui vivent dans la pauvreté et qui sont victimes d’injustice et d’indifférence. La solidarité et la compassion, voilà les ingrédients pour un changement de climat social.

 

Puisse ce temps ensemble relancer notre marche à la suite du Christ et nous donner force et courage pour relever les défis sociaux et pastoraux qui se présentent à nous! Puisse ce lancement augmenter notre désir de servir le Seigneur et de bâtir l’Église avec une joie et une ardeur renouvelées!

 

Une bonne année pastorale et que Dieu vous bénisse et veille sur vos familles!

 

 

 

† Votre évêque Noël

 

 

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13 janvier 2015:

Message de Mgr Noël Simard à l'occasion du dîner des Fêtes

 

 

1)      REMERCIEMENTS

 

Bonjour et bienvenue à tous et toutes!  C’est une grande joie pour moi de vous voir réunis et de partager ce repas fraternel au début de l’année 2015.  Avant de vous donner mon message et présenter mes souhaits, j’aimerais que l’on porte dans notre prière les victimes de l’attentat barbare et meurtrier à Paris et pour toutes les victimes des attentats terroristes dans le monde, spécialement au Nigéria où l’horreur des actes nous fait vomir.  Prions aussi pour Mgr Pierre-André Fournier et l’Église de Rimouski en cette période d’épreuve et de deuil.

 

Merci à chacun et chacune pour son engagement de foi et de charité!

Merci d’être des témoins de l’amour de Dieu et de prendre soin de notre Église, de nos communautés chrétiennes et de notre société, en particulier, de ceux et de celles qui souffrent, qui sont affligés, qui sont dans le besoin : besoin de biens matériels, d’écoute, d’accueil, de sens à leur vie face au désespoir, de bonheur, d’amour et de paix  (spécialement la paix en face de toute la violence)!

 

2)      UN REGARD SUR 2014 ET DES QUESTIONS

 

L’année 2014 a été très chargée et a été porteuse de joies et de peines, de bonheurs et de malheurs, de crises, de luttes, de problèmes, mais aussi de beaux projets et de belles réalisations  à bien des niveaux :  activité catéchétique, action pastorale, action liturgique, action sociale.

Quelques questions : quelle fut la qualité de mon témoignage? Mon travail pastoral, mon ministère ont-ils été enracinés dans ma grâce baptismale?  Mon ministère et mon travail pastoral ne font-ils qu’un avec ma foi, mon engagement baptismal et mon union à Dieu?  Si mon travail pastoral et mon ministère se réduisent à une fonction, si ceux-ci ne sont pas une mission, une vocation, alors je dé-missionne.

 

3)      DES DÉFIS

 

Devant les difficultés de la relève dans nos paroisses, devant la baisse des bénévoles et des effectifs pastoraux dans nos communautés chrétiennes, devant l’échec de certains projets, devant l’austérité économique qui creuse l’écart entre riches et pauvres, nous pouvons baisser les bras et croire que la bataille est perdue d’avance. Adopter cette attitude défaitiste, c’est éteindre l’espérance et étouffer l’élan innovateur et créateur, si nécessaire actuellement.  Oui nous sommes peu nombreux à être engagés, nous pouvons être sceptiques face aux résultats de nouveaux projets, allant même jusqu’à douter que cela va marcher. Nous pouvons avoir la tentation de revenir en arrière et penser que cela ne vaut pas la peine de procéder autrement. Mais oui, le vent de l’Esprit nous pousse à agir autrement, à tracer des sentiers nouveaux ou encore à prendre résolument les sentiers de Jésus qui est venu pour faire du neuf, faire jaillir la lumière dans les ténèbres, soigner les blessés de la vie et les exclus de la société.

 

Dans le document « La dynamique missionnaire de la paroisse aujourd’hui » de la Commission épiscopale pour la doctrine de la CECC (2014), il est écrit : « Quand on ferme, qu’on regroupe ou qu’on fusionne des paroisses, il ne s’agit pas de gérer la décroissance, mais plutôt de donner un élan missionnaire au peuple de Dieu ». Le pape François, en lien étroit avec Jean-Paul II et Benoit XVI, nous invite à entreprendre non seulement une « nouvelle évangélisation » mais la redécouverte du dynamisme missionnaire de l’Église.   Face au nouveau contexte culturel, moral et social qui est le nôtre,  il nous faut explorer et inventer de nouvelles façons de vivre la vie chrétienne en paroisse, pratiques nouvelles qui exigeront dépouillement, prière, discernement et la confiance en l’action constante de l’Esprit Saint que le Christ a promis à son Église  (Jn 14, 16.26).

 

Lors d’un colloque sur la paroisse qui a eu lieu à l’Université Laval de Québec  «  De l’invention d’une paroisse à la réinvention des paroisses »,  plusieurs conférenciers et conférencières ont rappelé le contexte missionnaire qui est le nôtre  (prêtres et curés itinérants),  et rappelé l’importance de la formation et de l’esprit de communion pour la nouvelle évangélisation.   Il est urgent de se faire proche de la base du peuple de Dieu, du terrain, de voir à partager la vie du milieu et non pas seulement encadrer l’enclos, la bergerie.  Nous devons aller dans le champ.  Comme voies possibles, il est fait mention par ces conférenciers de la culture partenariale, de la synodalité,  d’une place réelle des laïcs, de la sortie  (aller vers les périphéries, sortir de l’incubateur et devenir des sortants, des « starteurs » de projets, si petits ou minimes soient-ils).  Comme exigences, cela signifie la rencontre, le dialogue et la solidarité  (logique  de communion et esprit d’équipe).

 

4)      MES SOUHAITS

 

  • Référence à ma retraite avec les évêques du Québec avec madame Thérèse Nadeau Lacour sur Marie de l’Incarnation.
  • Marie de l’Incarnation : une sainte de chez nous qui a su vivre une vie sans mélange, une vie totalement donnée à Dieu et aux autres;
  • Une femme qui a su intégrer de façon exceptionnelle la vie mystique, la vie d’union à Dieu et la vie apostolique.
  • Une femme, une mère, une religieuse qui a vécu dans la cohérence et la transparence…et la fidélité à la radicalité de l’Évangile.

 

 

  • SOUHAITS :

Je nous souhaite santé, paix, amour, joie et bonheur.

Je nous souhaite une vie d’union à Dieu qui soutient et nourrit notre vie apostolique, notre engagement pastoral.

Je nous souhaite d’être une Église missionnaire, d’être des disciples-missionnaires œuvrant dans des paroisses et des mouvements missionnaires;

Je nous souhaite d’être à la fois ancrés dans la Parole et dans une vie de prière et d’être exposés aux grands vents du large, c’est-à-dire d’aller davantage en profondeur et vers les rives lointaines ou étrangères…

Je nous souhaite d’être habités de joie, d’amour, de paix, d’espérance et de travailler avec leitmotive la famille et la nouvelle évangélisation.

Je nous souhaite d’aller à l’essentiel et de prêter attention d’abord à la personne et ensuite aux normes et aux règlements.

Je nous souhaite finalement la bienveillance qui est plus qu’un faire bienfaisant mais qui est plutôt un être bienfaisant.

Être bienveillant c’est vouloir positivement le bien de l’autre. Le cœur et l’intention sont donc présents dans l’action bienveillante.

Je nous souhaite donc cette bienveillance de Dieu sur nous et cette bienveillance mutuelle et à l’endroit des gens qui frappent à la porte de nos maisons, de nos églises, de nos cœurs.

Par l’intercession de Marie notre mère, par l’intercession des saints Jean XXIII, Jean Paul II, Marie de l’Incarnation et François de Laval  (4 saints canonisés en 2014), que le Seigneur fasse descendre, sur vous tous et toutes, ses bienfaits et bénédictions, et qu’Il penche vers vous son visage de bonté et de tendresse. 

 

N.D.L.R. Voir Dîner des Fêtes dans la Galerie Photos

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SUMMARY of the presentation by Bishop Simard on the occasion of the meal gathering priests, deacons, pastoral agents and volunteers of the diocese of Valleyfield, January 13, 2015

 

On the occasion of this fraternal gathering, let us pray first for the victims of the outrageous and horrible acts of terrorism in Paris and in the World, especially in Nigeria; let us pray also for Archbishop Pierre-André Fournier and the diocese of Rimouski in this time of loss and grief.

 

Thanks to all for your commitment of faith and charity in the Church, in your parish and in the society!  Thanks for taking care of our Christian communities and our human brothers and sisters, especially those who are in need (of material goods, of listening, of love, of happiness.

 

When we looked at year 2014, we may be sorry for the conflicts, the internal problems and the painful attitudes; but we may be also happy with the beautiful projects and successful events.  Let us ask ourselves if our pastoral commitment was unified and based on our union with God.  If our ministry or pastoral work is reduced to a business, and not realized as a mission or a vocation, it is better to resign.

 

We are facing many challenges as the closing or the restructuring of parishes, the shortage of priests and committed lay persons, the financing of our pastoral work and buildings.  But the main challenge is to give a missionary impetus or élan to our parishes and Church.  As Pope Francis reminds us, we need not only a new evangelization but rediscovering the missionary dynamism of the Church.  This means simplicity of life, prayer, discernment and trust in the Spirit’s action.  It means also partnership, synodal attitude, true commitment of lay persons and reaching out (aller vers les périphéries) in solidarity, communion and dialogue.

 

MY WISHES :

 

I wish for all health, peace, love, joy and happiness.

I wish our Church, our parishes, our movements to be more missionary; I wish our Catholics to be more missionary-disciples.

I wish our lives and our pastoral work to be founded on a deep union with God; I wish that we will be more rooted in the Word of God and more open to the winds of the Spirit.

I hope that we will work with family and new evangelization as constant background.  I wish we will be more attentive to the person and not only to the norms and rules. And finally I wish on us the benevolence of God  which calls us to be benevolent for each other.  This means good intention and heartfelt words and deeds.  Through the intercession of Mary, our mother, of saints Jean XXIII, Jean Paul II, Marie de l’Incarnation and François de Laval, may the Lord bless you all and fill your hearts with his joy, his peace and his love! 

 

 

 

 

27 août 2014: La rentrée

 

L’été, ce temps de repos propice à la réflexion, à la conscience de la Présence, tire à sa fin. Bientôt commencera une nouvelle année pastorale, remplie de travail, de joies et de défis. Je rends grâce au Seigneur pour la générosité et le zèle des pasteurs, des diacres, des agents et agentes de pastorale, des laïcs engagés et de tous les bénévoles qui contribueront cette année encore à faire de notre diocèse une Église vivante où la Parole de Dieu est proclamée, vécue et annoncée, où la foi est approfondie, célébrée et exprimée en gestes de solidarité, de justice et d’entraide.

 

Pour cette année qui commence, je demande au Seigneur de veiller sur notre monde menacé par la haine et la violence, de protèger les innocents et les démunis, les victimes des guerres, tout spécialement nos frères et sœurs les chrétiens d’Irak et de Syrie, héritiers des toutes premières communautés chrétiennes.

 

Je prie le Seigneur de se pencher avec amour sur notre communauté diocésaine et de susciter, surtout parmi les jeunes, des personnes qui vont prendre la relève et porter l’Évangile du Christ en des mots et des gestes adaptés aux temps qui sont les nôtres.

 

Que le Seigneur protège toutes les familles, spécialement celles qui sont éclatées, divisées ou dans le besoin! Que nos familles chrétiennes redeviennent des lieux dynamiques de transmission de la foi, des sources de communion et d’amour pour tous leurs membres!

 

Dans un monde qui semble insensible au message chrétien, il nous faut des témoins qui sachent développer le goût de Dieu et favoriser la rencontre avec Jésus, acheminer les gens d’aujourd’hui vers les sources vives de la Parole de Dieu, de la prière et des sacrements, développer l’engagement en Église et dans le monde.

 

Je nous souhaite à tous et à toutes une bonne rentrée, et une année pastorale 2014-2015 fructueuse. Ensemble, tournés vers l’avenir, osons sortir des sentiers battus et faire Église autrement.

 

Au plaisir d’avancer ensemble vers le large, et avec ma bénédiction.

 

 

† Noël Simard

Évêque de Valleyfield