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La joie de l'amour dans la Bible

présenté par Frédéric Barriault, Communications et Société

 

   

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Nous entamons aujourd’hui une série de neuf capsules s’efforçant de présenter les grandes lignes de l’exhortation apostolique du pape Francois sur l’amour de la famille, publiée le 8 avril et intitulée La joie de l’amour. Ce texte met un terme à près de deux ans de réflexions de l’Église sur la situation de la famille et du mariage. En 2014 et en 2015, des évêques des quatre coins du monde ont convergé vers Rome afin de réfléchir à ces questions, lors du Synode sur la famille. Plusieurs évêques québécois ont d’ailleurs participé à ce synode : l’archevêque de Gatineau, Mgr Paul-André Durocher, mais aussi l’évêque de Valleyfield, Mgr Noël Simard.

 

Dans La joie de l’amour, le pape tente de trouver dans la Bible des modèles pouvant inspirer les couples et les familles chrétiennes d’aujourd’hui. C’est en effet au cœur de la famille que la foi se transmet de génération en génération. La famille crée aussi un milieu favorable au bien-être physique et à la croissance spirituelle des enfants. C’est d’ailleurs ce qu’on fait Marie et Joseph, avec Jésus.

 

Le pape évite cependant d’idéaliser la réalité de la famille : dans la Bible, rappelle-t-il, la vie familiale est souvent un « chemin de souffrance et de sang » où les conflits sont hélas nombreux : du meurtre d’Abel par Caïn aux conflits ayant ensanglanté la famille du roi David, en passant par les nombreuses familles pauvres, affamées et affligées apparaissant les Évangiles. Lui-même issu d’une « famille modeste qui bientôt doit fuir vers une terre étrangère » afin d’échapper à la violence d’Hérode, Jésus est très sensible aux drames qui accablent les familles qu’Il rencontre.

 

Face à ce monde difficile et parfois cruel, « le Christ a introduit par-dessus tout comme signe distinctif de ses disciples la loi de l’amour et du don de soi aux autres (Mt 22, 39; Jn 13, 34), et il l’a fait à travers un principe dont un père ou une mère témoignent habituellement par leur propre existence : ‘‘Nul n'a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis’’ (Jn 15, 13) ». La famille est donc « une communion de personnes », à l’image de « l’union entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint ». Unie par des liens «de foi et d’amour, de grâce et d’engagement », la famille est « appelée à partager la prière quotidienne, la lecture de la Parole de Dieu et la communion eucharistique pour faire grandir l’amour et devenir toujours davantage un temple de l’Esprit ».