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ANNÉE B

 

ANNÉE B

 

L’ANNÉE LITURGIQUE (B) DÉBUTANT LE DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 2017 (AVENT) SE TERMINERA LE 1ER DÉCMBRE 2018 AVEC L’ÉVANGÉLISTE MARC.

 

Qui est Marc et son message pour cette nouvelle année liturgique « B » ?

 

En se référant à la Bible de Jérusalem, nous découvrons que Marc[1] est d’origine juive, l’un des premiers disciples des Apôtres à Jérusalem. Il est le compagnon de Barnabé et avec lui, ils voyagent en terre païenne avec saint Paul. Puis, Marc devient disciple de Pierre à Rome (1P 5, 13). Après la mort de ce dernier, Marc met par écrit les catéchèses orales de l’Apôtre. Son évangile date des années 64 -70 de notre ère, soit avant la ruine de Jérusalem, au temps des persécutions de Néron. L’évangéliste Marc (ou Jean Marc, lire Ac 12, 12 ou Ac 13, 5) est comparé à un lion dans le Tétramorphe[2] à cause du début de son évangile. La voix de Jean-Baptiste, criant dans le désert, ressemble à un rugissement[3].

 

 Son évangile est perçu comme une synthèse de la prédication de Pierre à Rome. Pour lui, ce qui importe le plus, c’est  d’offrir aux lectrices et aux lecteurs une rencontre avec le mystère de Jésus, un homme énigmatique et déroutant, mais attachant. Ce Jésus a reçu une mission (celle d’un Messie souffrant)  qu’il vivra humblement jusqu’à sa mort et sa résurrection. Marc l’annonce dès le premier verset du premier chapitre « Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, Fils de Dieu. » Tout au long des seize chapitres, Marc explicite l’œuvre de Salut de Jésus. C’est pourquoi, il est  souhaitable de lire cet évangile d’un seul trait afin de bien saisir l’intention de l’évangéliste. Tout au long de la lecture, il faut garder le focus sur Jésus et tenir compte du contexte dans lequel Marc écrit son évangile et, surtout, de son expérience missionnaire en terre païenne.

 

La théologie de Marc est pratique, voire même pastorale : il tente de répondre aux besoins des chrétiennes et des chrétiens de son temps. En regard d’une prédication et de foi, Marc explique combien Jésus  annonçait la proximité du Règne de Dieu pour l’humanité,  tant par ses déplacements que par  ses paroles  et ses gestes. Cela a provoqué de grandes oppositions  qui l’ont mené d’abord à sa Passion, puis à sa mort sur une croix et à sa glorification dans la Résurrection. Un drame qui a été vécu dans le secret (le temps de la mission, avant passion-résurrection), où « les démons savent (qui est Jésus) et les humains questionnent ».

 

Aussi, la vie quotidienne des chrétiennes et des chrétiens, disciples du Christ, ressemble à la vie de Jésus. Chacune, chacun reçoit une mission au baptême comme l’affirme le pape François. Cette mission doit se vivre humblement, d’abord en  « portant sa croix » avant la glorification. L’évangile de Marc  résume l’histoire du Christ, l’histoire humaine de Jésus, l’histoire incarnée, pour qu’il y ait un « Crucifié ».  « La foi affirmée (au Christ)…ne peut alors se dire qu’à partir de la Passion et de la Résurrection du Christ.[4] »

 

Pour Marc comme pour nous, la foi au Christ se vit au cœur de multiples controverses tant dans la vie personnelle que dans la société. Elle exige de prendre des risques parce que, souvent, elle est rejetée par des personnes proches de nous, ou encore certaines  autorités, ou tout simplement par l’ensemble de la société. D’où l’importance, en cette année liturgique « B »,  de fixer notre regard, notre attention sur la personne de Jésus, « Christ, Fils de Dieu »,  présent au ceour de l’évangile de Marc.

 

 À la fête de Saint Marc, fondateur d l’Église d’Alexandrie, en Égypte, le 25 avril 2017, à Sainte Marthe, en présence des cardinaux, le pape François s’est arrêté, dans son homélie, sur quelques éléments importants de l’évangile de Marc :   « L’annonce de l’Évangile doit être faite avec humilité, en surmontant la tentation de l’orgueil. » Il ajoute que le mandat remis par le Seigneur aux disciples  exige ceci : «Que l’Évangile soit proclamé toujours en chemin, jamais assis, toujours en chemin.»

 

Louise Morin-Thibault




[1] On retrouve toutes ces informations dans l’Introduction aux Évangiles, Bible de Jérusalem et J. Delorme., Cahiers ÉVANGILES « Lecture de l’Évangile selon saint Marc », #1/2, p. 9 écrit : Pour Papias, l’évêque d’Hiéropolis (Turquie), les récits de Marc  sont « sans ordre ». Et, Saint Irenée de Lyon précisera que (Jean) Marc a écrit d’après le témoignage de Pierre.

[2]   Internet, Dictionnaire : (pouvant prendre quatre formes).  « (Religion)   dans la symbolique biblique, ensemble constitué par un lion, un aigle, un taureau et un ange, symboles qui seront ensuite affectés aux quatre évangélistes.

[3] Internet : Propos expliqués par Saint-Jérôme (348-420) et Saint Irenée de Lyon (180).

[4] DELORME, J., Cahiers ÉVANGILE, « Lecture de l’Évangile selon saint Marc » #1/2 coll. Service biblique évangile et vie, Cerf, 1972, p. 10.